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Nassimah, cette héroïne seule…

Ecrit par zinfos974 – le mardi 2 février 2010 à 17H59

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On a pu voir pendant la crise de l’ARAST que la seule à avoir porté le chapeau du licenciement de 1.200 salariés, c’était la présidente du Conseil général, Nassimah Dindar. Et ce, dans un conflit pour lequel seuls les ex-dirigeants de l’ex ARAST et l’AGS pouvaient être montrés du doigt… Des insultes et des obscénités à n’en plus finir à l’encontre de cette seule femme dont l’intégrité et la dignité ont été mises à mal plus d’une fois. Que dire de ces fois où elle a dû faire appel aux forces de l’ordre pour pouvoir rentrer chez elle saine et sauve ?!
Que dire de l’attitude on ne peut plus irrespectueuse du préfet Maccioni, représentant de l’Etat, à son égard lorsque, par racisme racial, social et sexisme, il la déclare, ouvertement et impunément, incapable de comprendre les points techniques du dossier ARAST ? Mon insurrection fût encore plus grande lorsque j’ai pu lire, à mes heures perdues, sur le premier blog de la désinformation à La Réunion, que celui-ci déclare cette femme indigne de mériter les considérations normalement dévolues à un être humain...

Serions-nous, à La Réunion, dans le seul endroit au monde où tant de haine et de propos dégradants peuvent être prononcés dans l’impunité et l’impudeur totales ?

Nassimah serait-elle la sorcière à sacrifier sur la place publique ?

Derrière cette haine et cette animosité, toute une manipulation pour mettre à mal la majorité de gauche du Conseil général et aider Didier Robert à préparer les Régionales aux côtés de Valérie Bénard, la chef de file des manipulations dont ont fait l’objet les ex-salariés de l’ex-ARAST.

Ce conflit a par ailleurs révélé l’attitude partisane du représentant de l’Etat, qui a accepté de soutenir Valérie Bénard et l’AGS pendant que nos élus ne pouvaient plus exercer convenablement leurs fonctions tant le désordre, dans une institution aussi importante que le Conseil général au sein de la République, était grand.
Pendant que Nassimah et d’autres élus de la République craignaient pour leur sécurité dans les locaux du Conseil général de la rue de Paris où ils s’étaient réfugiés, le préfet prenait délibérément son temps pour ordonner aux forces de l’ordre d’intervenir. Peut-on imaginer en métropole des élus locaux aussi fortement menacés sans que l’Etat n’intervienne ?

Faut-il rappeler que la collectivité a été prise d’assaut, que le siège de l’organe délibérant a été bloqué d’accès aux élus, que pendant plus d’un mois, des décisions importantes pour les Réunionnaises et les Réunionnais n’ont pas pu être prises alors que l’on sait combien la compétence sociale dévolue au Département constitue une part importante du budget des familles réunionnaises ! Sans parler des milliers de bénéficiaires de l’aide à domicile qui attendaient impatiemment la fin de la crise afin que le GIP d’aide à la personne créé par le Conseil général puisse prendre place et répondre à leurs besoins.

Les poubelles renversées rue de Paris, les employés empêchés de gagner leur bureau et menacés… Qu’a fait le préfet, dont les fonctions sont précisément d’intervenir dans de telles situations de crise ? Rien. Rien pour endiguer cette crise qui a plongé des milliers de Réunionnais dans le fénoir.
Il a en revanche salué le travail de Valérie Bénard en soulignant combien il appréciait que les revendications des ex-salariés de l’ex-ARAST aient eu lieu dans un tel respect de l’ordre public. Mais de qui se moque-t-on ?
Il ne cachait d’ailleurs pas son parti pris pendant les réunions de négociation qui ont eu lieu à la préfecture ou encore avant celles-ci, quand il prenait le temps de recevoir Valérie Bénard en privé dans son bureau avant de commencer la réunion et à traiter nos élus d’incapables et d’amoindrir la responsabilité de l’AGS dans ce dossier. La position du préfet dans ce conflit était claire et prévisible : mettre en difficulté la majorité de gauche du Conseil général à l’approche des Régionales alors qu’il était évident qu’il incombait à l’AGS de prendre ses responsabilités. La justice tranchera. Mais s’agissant des propos condescendants du préfet vis-à-vis de nos élus, il revient aux électeurs c’est-à-dire aux Réunionnais, visés indirectement et par ricochet par ces propos de trancher. Pouvons-nous tolérer une telle attitude d’un représentant de l’Etat ?

Enfin et surtout, ce qu’il convient de souligner dans toute cette affaire sordide- faite de manipulation et derrière laquelle se trame les Régionales, c’est que Nassimah s’est retrouvée seule… Le silence assourdissant de son directeur de cabinet Pierrick Pignolet fait étrangement écho à celui de Didier Robert… Celui qu’on croyait avoir été imposé par Paris à Nassimah ne serait-il pas plutôt de mèche avec la tête de liste Objectif Réunion aux Régionales ? Son mépris pour le sérieux de cette crise a d’ailleurs attisé la colère les licenciés de l’ARAST : ces derniers ont imprimé une page facebook d’un proche du directeur de cabinet qui adressait des invitations à l’anniversaire de ce dernier en déclarant : "si vous emmenez un matelas, vous aurez peut-être droit à 1000 euros", tournant ainsi en dérision la politique de sa présidente et dans le mépris le plus total du calvaire enduré par les récents licenciés, lui qui cumule salaire mirobolant, villa et voitures de fonction. Manque de professionnalisme, manque de loyauté et certainement de maturité (...)… Qu’attend Nassimah pour s’en débarrasser ?

 

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