Réglement de compte à l’université
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Il se passe toujours quelque chose du côté de l’université de La Réunion. Si la récente déclaration du président à propos des Sciences de l’Education semble avoir mis un terme à plusieurs semaines d’agitation sur le campus du Moufia (il semblerait que la disparition des diplômes et du laboratoire des sciences de l’éducation, le CIRCI, ne seraient plus à l’ordre du jour), une querelle interpersonnelle entre deux professeurs alimentent aujourd’hui la discussion au sein de la communauté universitaire.
Cette querelle met en scène le professeur Michel Latchoumanin auteur d’un courrier paru dans ces colonnes sous l’intitulé “quant le Président veut Rochdi peut”, dans lequel il dénonce l’attention sélective du président de l’université, et le professeur Pascal Duret qui se pose en défenseur de Mohamed Rochdi dans un long réquisitoire contre son collègue accusée de confusion intellectuelle sur le Mail pour tous de l’université.
Dans le courrier incriminé Michel Latchoumanin note qu’à propos de l’attribution d’une prime de recherche aux enseignants chercheurs sur la base d’un avis formulé par une instance nationale ad hoc le président a spontanément relevé l’incohérence de la notation défavorable concernant deux collègues et pris la décision de réparer l’injustice en leur octroyant ladite prime. Faisant un parallèle avec les nombreuses incohérences contenues dans les rapports de l’AERES, concernant le CIRCI et les diplômes de Sciences de l’Education, le professeur regrettait que le Président n’ait pas exprimée une attention comparable à celle observé dans le cas précédemment exposé.
Le professeur pascal Duret, celui qui, avec la bénédiction de Mohamed Rochdi a récemment associé la professeure Françoise Vergès à un jury de thèse en STAPS et qui, il y a quelques années, à défaut d’argument, avait baissé son froc pour montrer son derrière à une collègue qui n’approuvait pas sa manière de gérer le laboratoire et qui a dû fuir sa discipline pour trouver refuge à la FLSH, s’en prend à Michel Latchoumanin pour condamner le contenu de son article et son incapacité à assumer ses responsabilités.
Il lui reproche notamment d’accuser le président de l’université, de ne pas accepter le verdict sans appel de l’AERES et de se considérer comme une victime.
Dans sa réponse à “l’avocat” de Rochdi, Michel Latchoumanin fait une mise au point pour mettre en exergue la solidarité sélective de son pourfendeur et regretter son absence de réaction devant la réelle inquiétude de 400 étudiants, d’une équipe de recherche et des injustices flagrantes dont ils sont l’objet.
Nous retenons pêle mêle que le laboratoire de Duret récupèrera deux postes attribués au CIRCI, dont il a bénéficié du soutien à sa création. Que l’intéressé souffrirait d’une hypertrophie du Moi devant l’étalage des titres dont il se pare à la fin de son courrier et que n’a pas manqué de relever Michel Latchoumanin. Que la mention de master refusée avec un A au CIRCI appartient au même master que celui du laboratoire de Duret d’où l’incompréhension découlant de son absence de réaction vis-à-vis de l’AERES et du Président etc.
Affaire à suivre donc
Le petit rapporteur


