Journaux télévisés : la cata s’amplifie

Dimanche 20 heures. On est bien obligé de regarder les infos si on veut rester au courant. Mais bon Dieu, quel pensum ! Et sur les deux chaînes, c’est le même topo. Ce soir, j’étais sur Antenne.
Ont-ils jamais appris, dans leur pseudo « licence comm’ » dont ils se gargarisent, qu’il y a une hiérarchisation de l’information ? À moins… à moins que ce soit aussi un concept du temps des diplodocus ?
Il y a des informations plus importantes que d’autres, bon sang !
Là, ça commençait par les vigies-requins. Je sais, je sais, il est important de connaître les dispositifs destinés à protéger sportifs et imprévoyants. On en a parlé toute la semaine, du surf. Pendant ce temps, il y a les émeutes à Madagascar, un légionnaire décédé à Mayotte, de jeunes connards qui ont attaqué les policiers au Palais de Justice, la leptospirose et la dengue partout, la guerre qui menace entre les deux Corée, un assassin de femme à juger demain… Ben tout ça, ça attendra ! Tout ça, ils s’en foutent.
En plus, le présentateur té qui gaingn pas causer in merde ! Erreurs sur les mots, sur les noms, sur les liaisons… Il n’est pas le seul et ses pareils (pareilles, semblables de l’écran), ben… c’est du pareil au même.
Ont-ils appris aussi que si une phrase écrite se termine par un point, une phrase orale se termine par un abaissement de la voix ? Que l’on reprend son souffle avant de redémarrer avec élan ? Ils lisent les phrases sans cul ni tête de leur foutu prompteur sans comprendre « ni zot devant ni zot déyèr ». Ils (elles) finissent une phrase sur les deux premiers mots de la phrase d’après sans tenir compte du « souffle de la prononciation ».
Oté ! Ben… Allé coucher ! Fé in’ ot’ zaffair si ou gaingn pas causer. En tout cas, cessez de nous montrer avec un tel cynisme que notre avis, vous n’en avez rien à péter !


