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L'Atelier cogite sur la déontologie de l'élu(e)

L'association l'Atelier regroupe depuis deux ans des jeunes ayant une vingtaine d'années, envieux d'apporter leur pierre au monde politique en soumettant leurs idées sur des thèmes variés. Cette fois-ci, ils se rassemblaient autour du thème de la déontologie de l'élu, qui selon eux gagnerait à être remaniée.
Ecrit par zinfos974 – le samedi 23 janvier 2010 à 12H35

Cumul des mandats et obligation de travail, voilà les deux points abordés par les jeunes de l'Atelier hier. Amenés par leur doyen, Emmanuel Lemagnen, conseiller régional de l'Alliance, ils ont réfléchi à des propositions nouvelles qui amélioreraient l'image qu'ont les jeunes de la politique.

Yoann Chane-To, président de l'association, et Vanessa Bertholier, membre de l'association, expliquaient : "Aujourd'hui les jeunes ne s'intéressent pas à la politique parce qu'ils en ont une image salie, à cause de l'aspect financier, de l'argent en jeu lors des mandats".

Le but de ces jeunes en situation de réussite est donc avoué : redorer cette image. Les douze membres de l'association, se réunissant régulièrement lors de débats, ont donc réfléchi sur le cumul des mandats, qu'ils estiment trop souvent lié à l'argent, au cumul des indemnités.

Pour changer cela, ils proposaient hier qu'on ne verse à un élu dont le second mandat découle du premier, que les indemnités de son premier mandat. L'élu serait alors investi dans son rôle plus par engagement que pour des raisons financières.

En cas d'absentéisme prononcé, une destitution des fonctions

 Le second sujet abordé était l'obligation de travail pour les élus. Après réflexion, les membres de l'association ont conclu qu'il ne fallait, là aussi, pas qu'un élu ne touche à ses indemnités sans remplir toutes ses fonctions en bonne et due forme, assistant à toutes les réunions liées à son poste.

Pour eux, la sanction qui existe aujourd'hui, à savoir la rétention partielle d'indemnités - chaque réunion ou assemblée manquée ôte un pourcentage des indemnités versées - est trop "minime" et persiste à être encore une fois purement financière. D'où leur proposition de faire prendre place à l'élu dans une commission, pour accentuer son engagement.

Autre proposition, plus radicale certes, qui est celle d'enlever à l'élu absentéiste son mandat. "Cette destitution relayée par la presse par exemple, la réputation de l'élu ne serait plus à faire quant à la qualité de son travail", déclarait Yoann Chane-To.

 

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