ARAST : la Commission permanente désavoue Nassimah Dindar

Nassimah Dindar ne s’attendait sans doute pas à une Commission permanente aussi agitée, hier matin. Si les conseillers généraux – majorité composite et opposition – ont entériné à l’unanimité, la proposition de la présidente du Conseil général d’offrir une aide d’urgence de 1.000 euros aux ex-salariés de l'ARAST, ils ont contesté la méthode pour concrétiser “son geste”.
C’est bien sur la méthode qu’il y a eu divergence. La présidente a proposé que le Conseil général verse le montant global de “l’aide sociale d’urgence” soit à la CAF (Caisse d’allocations familiales), soit aux CCAS (Centre communal d’aide sociale). Ce serait ensuite à la CAF ou aux CCAS de payer les 1.000 euros aux ex-employés de l’ARAST.
“En ce qui concerne les CCAS, Nassimah Dindar souhaitait verser 100.000 euros aux villes de Saint-Benoît, Saint-Paul, Saint-Pierre et Saint-Denis, et 40.000 euros aux autres communes, soit 1,2 million d’euros”. Cette proposition a été contestée aussi bien par des conseillers généraux de l’opposition que de la majorité composite.
“Verser de l’argent aux CCAS, pose deux problèmes. Le premier, aucune municipalité ne connaît le nombre exact d’ex-travailleurs de l’ARAST dans sa commune. Certaines communes ne comptent que moins d’une dizaine d’ex-salariés. Et que vont-ils faire de l’excédent de cette aide d’urgence ?”
“Autre souci, chaque CCAS doit réunir son conseil d’administration avant de distribuer l’argent versé par le Conseil général. Dans cette hypothèse, combien de temps devra attendre les bénéficiaires avant de recevoir de cette aide soi-disant d'urgence”, s’est interrogé un conseiller général de l’opposition.
Face à cette contestation, Nassimah Dindar a choisi de mettre les trois options au vote : la paiement par la CAF, les CCAS ou le Conseil général. Au moment du vote, l’opposition pour l’option Conseil général, a fait pencher la balance.
“Ceux qui étaient pour que ce soit le Conseil général qui paye les ex-salariés de l’ARAST, ont été plus prompts. Plusieurs hésitants, ont finalement levé la main avec nous. C’est - presque - à l’unanimité que la Commission permanente a décidé que ce sera le Département qui versera les 1.000 euros aux 1.200 ex-salariés de l’ARAST”.


