Avenue Laurent-Vergès, Bois-d’Olive : Massacre à la tronçonneuse

Je ne sais d’où vient cette manie des responsables de tronçonner nos plus beaux arbres à tour-de-bras !
On a déquillé les benjoins plus que centenaires formant de splendides allées entre Saint-Louis et La Rivière, et entre Pierrefonds et le pont de l’Entre-deux. Sous le fumeux prétexte qu’il fallait élargir des routes.
Total, notre couvert végétal de proximité fout l’camp à vitesse électorale.
Là, ce sont les beaux arbres de l’avenue Laurent-Vergès. Cette voie court du rond-point Albert-Barbot jusqu’au dessus du lycée de Bois-d’Olive. Pleine de belles frondaisons avec des talipots magnifiques et des acacias de toute beauté, surtout dans les parages du gymnase.
Depuis ce matin, les tronçonneuses municipales y vont allègrement. Que l’on mette de l’ordre dans des feuillages abondants, je le conçois. De là à élaguer jusqu’à ne laisser que quelques ziques déplumés ridicules, il y a une marge. Marge franchie joyeusement par ces massacreurs du végétal.
Lorsqu’éclatent les cosses des talipots, des millions de graines s’envolent simultanément. On jurerait un vol de papillons. Âmes sensibles s’abstenir !
Quant aux acacias, ils font le bonheur des oiseaux-béliers. Il y avait ainsi une cinquantaine de nids bâtis par ces sympathiques pillards juste en face de mon balcon.
Je présume que la mairie de l’amer ploutocrate en a marre de payer des contrats-aidés pour nettoyer les feuilles et les fleurs ? Il y a du licenciement dans l’air.
C’était beau ; mais poétique ne rime jamais avec politique.
Mes amis béliers ont vu leurs nids chuter et sont allés ailleurs, là où de grossiers abscons ne les emmerdent pas. Quant aux joggers, ils iront chercher de l’ombre ailleurs.
Je ne vous répète pas ce que je pense de ces gens qui nous dirigent soi-disant. Vous m’connaissez ; je suis trop poli pour vous dire que je les emmerde.


