ARAST : Eric Magamootoo demande au préfet de nommer un médiateur

Eric Magamootoo, président de la Chambre de commerce et d'industrie de La Réunion, et candidat aux prochaines régionales, a reçu ce matin une délégation des ex-salariés de l'ARAST. La tête de liste des socio-professionnels et des personnalités civiles aux Régionales, qui mise sur les services à la personne pour la création d'emplois et le développement économique, ne comprend pourquoi “les élus en charge de la politique sociale n'aient pas actionné au moment opportun les verrous qui auraient permis d'éviter un tel drame humain”.
“Les services à la personne sont un secteur prometteur d'emplois, et cela passe par des entreprises privées ou des coopératives. Le GIP-SAP (Groupement d'intérêt public de service à la personne), créé il y a un mois par le Conseil général, devra poser le cadre règlementaire et impulser l'élan nécessaire au développement des filières”.
“C'est aussi en ce sens que je fais les deux propositions suivantes. La première, c'est la mise en place d'un fonds spécifique pour le reclassement et la formation des ex-salariés de l'ARAST. La formation est l'une des missions de la Région Réunion. La collectivité régionale a donc vocation à développer les filières des métiers de service à la personne, et de répondre à la reconversion professionnelle d'une partie des ex-salariés de l'ARAST”.
“Au lieu d'avoir des propositions concrètes, nous assistons à une vaste manipulation d'une catastrophe humaine. Certains utilisent les ex-employés de l'ARAST comme chair à canon pour faire pression sur le président de la République, pendant que d'autres sont partis en vacances. Ce dossier est un vrai gâchis”, a déploré Eric Magamootoo.
“Il y a eu trop d'atermoiements dans la gestion de cette crise sociale. C'est pour cette raison que je demande aussi au préfet de La Réunion de nommer un médiateur pour régler le problème juridique”, a conclu le président de la CCIR.


