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(La Mauricienne) "Après sa tsunami la, zot zour compté"

Arvin Boolell, connu comme "Le roi du Sud" a remporté l’élection partielle de Belle-Rose/Quatre-Bornes. Il sera ainsi le cinquième député du Ptr à l’Assemblée nationale.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 20 décembre 2017 à 16H45

Après la démission spectaculaire de Roshi Badhain, celui-là même qui a déclenché des élections partielles. Sous prétexte de défendre la ville du projet Metro express dont le financement et les contrats alloués sont aussi flous et opaques qu'un prochain voyage au coeur d'un trou noir. La ville des fleurs, Quatre-Bornes, a vécu une campagne sous haute surveillance.  

Il n'y a jamais eu autant de militants, hommes politiques au m2 venus mendier des votes chaque jour, chaque heure, dans des réunions nocturnes aussi bruyantes que fatigantes en cette période estivale. Des jeunes journalistes envoyés par leur rédactions sur le terrain, souvent égarés, qui ont vécu comme dans un jeu de survie. Ne comprenant pas grand chose à l'enjeu et s'amusant à faire des selfies pensant faire partie de l'Histoire. 

L'électorat pris en otage face à toute cette mascarade n'a pas hésité à sanctionner la partielle par un fort taux d'abstention. Il faut dire que si le festival Porlwi offrait au sein de la capitale une prise de conscience écologique en proposant un Porlwi by nature, la ville des fleurs était défigurée par une pollution visuelle sous forme d'oriflammes, banderoles, affiches sauvages dans un déchaînement rivalisant avec une fête foraine.  

Les "vedettes de l'info" n'ont pas hésité, dans un matraquage, médiatique à proposer des émissions-débats, des plateaux télés avec des directs Facebook, des portraits chinois dans une mise en scène starisée. 

Comme dans une machine à broyer le cerveau, ils ont épuisé le peu de nos forces pour terminer cette fin d'année. La Mauricienne est sur les rotules. Vivement les vacances. En parlant de vacances. Les zouaves de parlementaires grassement payés à grands frais ayant des privilèges qui peuvent faire pâlir toutes les taties et la Nassimah en tête, se sont offert un p'tit caprice. Les députés de l'opposition participant à cette partielle ont boycotté les deux dernières séances parlementaires.  

Ils ont justifié le délire sous des prétextes fallacieux. Dans une rébellion sans pareille tout comme lorsqu'on a remplacé leur cantinière gastronomique cinq étoiles payés à grand frais et à nos frais, ils avaient signé une pétition à l'unanimité. L'indignation est du même ordre. Accrochez-vous ! Ce qui va suivre risque de soulever une solidarité internationale et une requête auprès de Amnesty international. Nos persécutés de la République clament que le gouvernement veut les empêcher de participer aux dernières manifestations de leurs partis respectifs dans le cadre de la partielle.  

Entendons nous. Les manifestations se sont des braillements dans un micro pour haranguer la foule avec moult gesticulations et promesses à deux sous.  

Entre les jours fériés, les vacances à rallonge, les walk out (saynètes mélodramatiques dont sont friands les députés, se drapant du peu de dignité en se retirant de l'assemblée avec fracas en signe de protestation). On comprend mieux le fort taux d'abstention et le désintérêt. Si ce sont ceux cela même qui souhaitent représenter le petit peuple. Y'a de quoi s'interroger.  

La rentrée parlementaire est prévue le 27 mars 2018. Quel serait l'intérêt d'élire un autre idiot paresseux pour chauffer le fauteuil de l'assemblée quatre mois sur douze dans le meilleur des cas ? Si on avait encore un doute c'est bien un job de rêve cette bonne planque. D'où leur empressement à faire partie de ce petit clan de privilégiés.  

C'est donc le fils de sir Satcam Boolell, ancien membre du Parti travailliste (PTr) qui a nettement devancé la candidate du MMM, Nita Juddoo. Le MMM qui accumule défaite et rejet de l'électorat depuis plus de 17 années consécutives. Le leader Maximo, Paul Bérenger qui s'accroche à son fauteuil depuis sa création il y a 47 ans et qui y règne en monarque absolu. Avec des tentatives afin d'éviter l'extinction inévitable de mettre la soeur, le fils, le gendre, la fille qui se soldent par un échec retentissant, tant le parti ne fédère plus. Et est en passe de se faire devancer par d'autres partis alternativ.  

Il faudra surtout retenir de cette partielle, que voter Arvin Boolell c'était voter un retour pour Navin Ramgoolam. 

"Le Ptr a pu remporter cette victoire malgré les menaces, les tentatives d’intimidation et les calomnies durant la campagne. Les habitants de Belle-Rose/Quatre-Bornes ont sanctionné le deal papa-piti. Zot finn sanctionne Premier ministre l'imposte et enn politik vengeance. Zot ti krwar ki popilation imbecile. Gran merci  sir Seewoosagur inn donn l'éducatif gratis". Navin Ramgoolam. 

Il peut fanfaronner. Sa meilleure campagne c'est le gouvernement qui la lui offre chaque jour. Il faut dire qu'avec le déluge de scandales. Le petit Pravind est de plus en plus isolé. La bataille au pouvoir des fils de dynasties est de retour sur l'échiquier politique. 

La Mauricienne

 

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