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[TRIBUNE] Enfants de la Creuse : La vérité tout simplement

Ecrit par zinfos974 – le lundi 30 octobre 2017 à 09H50

Combien de fois avez-vous lu ou entendu qu’entre 1960 et 1980 environ 2 000 enfants réunionnais avaient été arrachés brutalement des bras de leurs parents aimants, mis de force dans un " l’auto rouge " et conduits manu militari par des gendarmes inhumains à l’aéroport de Gillot afin de les envoyer repeupler les campagnes françaises ?

Stop !

Il faut dire stop à ces fadaises ressassées depuis quelques années déjà par toute la presse écrite mais également radio et TV française, y compris par celle de La Réunion.

Il est d’une part mal aisé et d’autre part incohérent de condamner une époque 50 années plus tard sans en connaître véritablement tous ses aspects.

La Réunion de la décennie 60-70 n’est en rien glorieuse car elle sort tout juste d’un statut colonial.

Dans divers endroits de La Réunion, dont Saint-Denis d’où je suis originaire, fleurissent (si je puis dire) de nombreux bidonvilles (bas de La Rivière, La Source, Camélias près du lavoir, bas des rampes du Brûlé, Le Chaudron).

Je peux témoigner que dans ces bidonvilles la misère était extrême.

De chauds lapins

Entre 60 et 70, ça copule hard dans les bidonvilles.

Les messieurs comme les dames ont des partenaires multiples. Les messieurs déposant dans une jolie fleur femelle leur petite graine avant d’aller recommencer à essaimer ailleurs.

D’où une surnatailté préoccupante qui l’est d’autant plus que des enfants n’ont soit pas de père soit un père absent car présent seulement devant la " boutique Chinois " en train de picoler son litre de mandoze. Et/ou de tirer sur une clope de chanvre indien plus connu ici sous le terme de zamal.

Parfois les enfants sont mis chez la grand-mère à côté tandis que la mère et le ‘tit-père vivent tous les deux en concubinage.
La surnatalité est si alarmante que les autorités pour prévenir le " carnage " vaccinent les jeunes femmes en âge de procréer comme des chiennes avec du dépoprovéra. Avec le slogan publicitaire du planning familial répété à l’envi à longueur de journée à la radio : " Un, ça va ; deux, ça va ; mais trois, quatre, assez ! arrêtez-vous ! ".

Le mythe de " l’auto rouge "

C’est dans ce contexte ahurissant que le directeur de la Ddass de l’époque en vacances dans la Creuse peu avant de prendre sa retraite découvre à Guéret un foyer pour jeunes quasiment vide et il lui vient alors l’idée de transférer à cet endroit de jeunes Réunionnais dont une décision judiciaire a reconnu les parents inaptes à assurer le bien-être et l’éducation de leurs rejetons. Car de telles structures n’existaient pas ici.

Des jeunes auraient-ils été saisis des bras de leur mère ? Mais où était leur papa adoré pour faire barrière à cet enlèvement ? Où étaient les oncles et les tantes, les cousins ? Il leur faut regarder la réalité en face, réalité bien triste que nombre de ces enfants transplantés occultent à présent : personne ne voulait d’eux !

L’auto rouge enlevant des enfants, c’était un conte pour faire peur aux enfants afin qu’ils ne restassent pas tard le soir dans la rue. J’avoue qu’avec moi, ça a pris et je rentrais rapidos dès avant la tombée de la nuit aussitôt que ma grand-mère m’appelait pour rentrer (alors que je vivais à La Source dans une ruelle privée).

Pour repeupler les campagnes françaises !

Voilà un autre mythe ! Mais cette phrase a certainement été dite à un certain nombre d’enfants pour faciliter leur déracinement et valoriser leur départ tout comme l’affirmation qu’ils reviendraient chaque année en vacances.

Vous croyiez ces deux choses possibles ? Vous êtes des idiots !

Tout d’abord, si ces jeunes ont d’abord été envoyés dans la Creuse, durant les 20 années suivantes, c’est dans SOIXANTE-TROIS autres départements qu’ils ont été dispatchés.

Par ailleurs, seules des jeunes filles en âge de procréer avaient la possibilité de repeupler.

Or, ce sont non seulement des filles mais également des garçons impubères qui ont été transplantés !

Comment à tout casser un millier de jeunes filles pas forcément disposées à devenir des poules pondeuses auraient pu normalement repeupler des régions françaises durant une longue période de 20 années et dans 64 départements ???

Ensuite, vous prenez l’Etat français pour le Club Med’ ? Vous pensez sérieusement que l’Etat français aurait pu organiser des vacances de rêve à ces enfants chaque année durant une trentaine d’années au moins ? Et pour aller où svp ? Dans des hôtels*** ? Des pensions de famille ? Dans les familles pauvrissimes d’où on les avait extraits ?

Contre Debré !!!

La propagande anti-Debré de ces migrants forcés exigeant le dédommagement de leur parcours à des sommes astronomiques ne les rend pas sympathiques ni crédibles.

Que seraient devenus ces jeunes s’ils étaient restés dans le milieu sordide d’où on les a heureusement extraits ?

Un ami prêtre créole m’a dit un jour : " Armand, là où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie ".

Nul doute que dans cette affaire il y ait eu quelque hommerie voire quelques hommeries.

Mais est-ce une raison suffisante pour faire une règle de quelques exceptions ?

Il serait juste d’interroger quelques centaines d’enfants transplantés pour qu’ils témoignent de la réussite de leur parcours personnel et professionnel.

En outre, on a tenté de faire passer des paysans français pour des tortionnaires. Peut-être y en a-t-il eu quelques-uns ? Mais il n’est nullement surprenant pour des adolescents habitués à voir leur père " chauffer des galets " de considérer le travail laborieux des paysans comme de l’esclavage. A la campagne, le fils du paysan est celui qui bosse le plus dur et il n’y a pas une chambre par personne !

Qui n’entend qu’une cloche n’entend qu’un son.

Tribune libre d’Armand GUNET, Président de Réagissons ! 

 

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