La beauté du diable

Toute seule sur son banc pauvre petite fille riche. Elle avait un joli nom Nathalie. Magnifique ruisselante d’argent la crinière jusqu’en bas des reins, la coiffure brillante dans la lumière tamisée de la salle d’audience. Des cheveux presque aussi noirs que son Rav4 tout neuf garé rue du Presbytère.
Imbroglio abracadabrantesque. Moi toujours nul en math, alors la banque, les prêts aux pourcentages, les agios, les cartes de retrait immédiat à tôt zéro sans découvert, les chèques taxi, abus de confiance et détournements de fonds. Je ne comprends rien à ses arnaques de Pieds Nickelés. La belle à la gueule d’ange a gagné l’estime du président et des jurés. Y’a pas à dire il vaut mieux être mignonne et malhonnête que pauvre et moche. J’en ai la preuve. Moi elle m’a et me pourri la vie depuis octobre 2005 ce jour là j’ai découvert ses minables agissements sur le compte d’une personne qui m’est proche, une femme vulnérable. Croyant aux méfaits d'une secte je mène ma propre enquête.
La conseillère et ses relations dans la politique ont fait d’énormes dégâts psychiques chez des pauvres gens heureux. Des personnes naïves sanctionnées par l’interdit bancaire dans l’infernal engrenage du système judiciaire.
La clim ronronne au dessus de ma tête :
- Mesdames Messieurs la cour !
Toute frêle elle plie comme le roseau à la barre du tribunal. Il n’en est rien Nathalie est un chêne et avec ses minables arnaques elle est l’arbre qui cache la forêt. Une forêt d’une autre ampleur faite de vente de vrais terrains déclassés fictifs.
- J’ai agit avec cupidité, je voulais me payer une villa avec piscine. Ma paye était trop faible alors…
La beauté du diable pleurniche mais dégomme deux sortes de victimes. La première pleine de fric qui n’a pas peur de s’afficher au grand jour et porte plainte. Sans état d’âme car son métier c’est promoteur et il est là pour faire des affaires. Ce n’est pas grave les loups se bouffent entre eux on en rirait plutôt. Mais le train déraille parce que Nathalie ne fait aucune différence entre un businessman de l’immobilier habitué aux transactions plus ou moins honnêtes et la dernière des dernières comme la Lune qui perd toutes ses économies de vingt ans de travail de prolétaire. Non contente de mettre sa proie sur la paille en vidant Codevi et d’autres placements la belle banquière lui octroie un prêt de quinze milles euros remboursable en cinq ans. Prêt concéder avec des fausses déclarations. Des traites mensuelles de trois cents trente euros retirées sur le pauvre salaire d’une smicarde au turbin tous les jours pour gagner des clopinettes. Où est passé cet argent mystère ? J’ai un mal de chien à faire la clarté sur cette histoire de fou qui me concerne directement. Je comprends toute de même la justice car il est difficile de mener une enquête approfondie sur quelqu’un qui refuse de porter plainte. La peur des candiratons le déshonneur du ladi lafé. (A suivre)
Gilles Bayet de la Ravine Blanche


