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Bernard Gaüzère Médecin tropicaliste, lettré et homme de cœur

Ecrit par zinfos974 – le mardi 12 septembre 2017 à 10H50

Pourquoi faire un hommage à un homme remarquable qui, dans sa vie courante, pratique l’humour Pyrénéen comme art principal ?
Parce que Bernard est plus qu’un médecin urgentiste à la retraite qu’il croque à pleines dents de sa frénétique double passion.
Soigner les malheureux, la veuve et l’orphelin dans des régions pas possible ou la guerre sévit son inhumanité (mais attention chut… il ne faut surtout pas le dire donc je l’écrit).

La seconde est la réflexion et la diffusion du savoir.

 « Le chik, le choc, le chèque », premier livre au monde édité sur le chikungunya, un petit livre rouge très utile pour écraser un moustique, notamment l’albopictus.

Puis ce fut « le Passeport santé océan Indien » avec la description de toutes les pathologies régionales, toujours aux Editions Azalées, les « Thermes de Cilaos », l’eau ferrugineuse qui nous rend plus fort et plus serein.

Mais le plus gros pavé, c’est l’Histoire de la médecine à La Réunion, deux ouvrages de 400 pages, la bible historique du médecin généraliste à La Réunion publié aux Editions Harmattan.

Il fallait un homme et il l’a fait. C’est une fierté pour l’ARAL (Académie Réunionnaise Arts et Lettres), que ce scientifique soit dans le fil conducteur de l’esprit de la société Sciences et Arts du 19e siècle.

C’est le bel esprit qui façonne les œuvres dans la durée.

Bernard Gaüzère, avec son remarquable et illustre compagnon Pierre Aubry, ont construit, bâti une œuvre scientifique avec cette touche artistique qui touche le même cœur.

Ecouter Bernard lire un poème chinois en anglais lors de la Fête du double Cinq à la Médiathèque François Mitterrand de St Denis de La Réunion et entendre un érudit chinois (de La Réunion) Georges Chane Tune dire le soir, j’ai entendu le Tao en observant le sourire de la lune croissante, n’est-ce pas là une forme d’art indicible ?

Marie-Noëlle, sa consœur et plus, serait certainement d’accord avec cette analyse, certes un peu lyrique, puisqu’elle n’arrêtait pas de flasher pour lui durant cette conférence.

Sans oublier notre pharmacien lettré et collègue Claude Marodon qui avait tant de choses à dire sur son illustre ancêtre Jacob de Cordemoy.
Au final, une soirée débat très intéressante et même intense qui se déroulait à la salle des mariages de St Denis grâce au travail de la dynamique Association des Amis de l’Université.

 

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