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La verroterie a encore de beaux jours dans nos colonies

Réponse à l'article : un livre qui remet en cause les origines de l'esclavage
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 6 septembre 2017 à 14H58

A la lecture de cet article, on est invité à se plonger dans notre vraie histoire, en fait celle d' Olivier Fontaine, docteur.
Mais qu’est-ce que l’on ne ferait pas pour tenter de gagner de l’argent sur le dos des malheureux !!
Et toujours se poser la question : à qui profite le crime ?
Quelle direction dessine le sens de cet article ?
A -t-on une volonté de vouloir effacer, réécrire, l'histoire ?
Dans quel but ?   
D'effacer les résistances réunionnaises face au pouvoir du Roi colonialiste esclavagiste ?

L’auteur affirme « il n’y a pas personne à La Réunion quand les premiers Français sont arrivés. C’était une île déserte » .
On peut alors penser que lui était déjà là pour tenir une telle affirmation .

 « Ce sont des métisses nés ici et Français, qui vont mettre en place l’esclavage ». Évidemment ce sont ces « métisses » qui vont vendre le café et le sucre en Europe.

« Des employés de la Compagnie des Indes qui agissent sans ordre ».
Encore une fois ce plumitif était-il sur les navires avec ces employés sans ordre ?

« Elle ne veut pas de terre. Elle s’installe à La Réunion… ». « Je rappelle que ce livre est le fruit de vingt ans de recherche ».
Le temps n’en fait pas forcement la valeur d’un document.
Chercher veut-il toujours dire trouver ?
J’ai même l’impression que là vous en faites la démonstration inverse.

 « L’objectif, c’était d’exacerber les différences avec la Métropole. »
 Ou tout simplement de marquer une différence qui évite aux Réunionnais d’être assis entre les deux  chaises.

Concernant votre positionnement sur les musiques qui font partie de notre réunionité.
« Si vous prenez tous les disques de l’époque, vous verrez que le Séga avait les faveurs de la population.
Mais le Séga qui se joue avec des guitares et des cuivres, ne fait pas assez la différence avec ce qui se faisait en Europe.
Le PCR va s'appuyer sur le Maloya car c’est une musique qui ne comporte aucun instrument européen.

C’était la musique idéale car elle n’avait aucun lien de parenté avec la Métropole. » Est-ce à dire que cette musique qu’est le Maloya n’a pas droit d’existence ?

La MCUR, vaste projet qui a soulevé tant d’écrits.
Alexis Miranville feint d’oublier la réalité des choses concernant le refus de la MCUR par une fronde politique s’appuyant sur le fait du prince par lequel Paul Vergés mettait sa fille à la tête de son projet.
Et que dire sur ce livre qui est signé du titre de «docteur » ?
Le regard d’un enfant de la France ?

Ce regard qui lui est reconnaissant de lui avoir donner le titre de docteur ?
Un livre qui si utilisé dans une classe scotcherait tous les autres manuels d'histoire sur les murs de la salle.
Sudel Fuma, Prosper Eve, Hubert Gerbeau et les autres spécialistes de l'histoire coloniale et de l'esclavage devraient mettre désormais à la corbeille leurs recherches et ouvrages.

Important de continuer à briser le sarcophage de silence qui recouvre notre histoire.
Respectueuse aussi doit être cette démarche historique.
La Réunion est-elle encore une colonie de ce point de vue de Monsieur le docteur ?

 Vingt ans de recherche pour une remise en cause des origines de l’esclavage… Pour nos 350 ans d’histoire !!!

 

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