Route du Littoral : “Nous pourrons avoir une DUP au début de 2011”, a dit Philippe Berne

Pierre Vergès a été le premier à répondre aux critiques de l'opposition régionale. Le vice-président de la Région Réunion est d'abord intervenu sur le dossier de la nouvelle route du Littoral. Il s'est adressé à “ceux qui veulent viser l'État. Nous avons envoyé deux courriers aux services de l'État, le premier en juillet, le second en octobre, nous attendons la position de l'État pour continuer”.
Philippe Berne, délégué à l'environnement, a répliqué pour dire que la Région Réunion ne “manque pas de volonté politique sur le dossier de la nouvelle route du Littoral. Plusieurs élus pensent régler les problèmes techniques d'un coup de baguette magique. Il y a un certain nombre d'éléments que nous devons prendre en compte, par exemple un banc corallien du côté de la Possession, une biodiversité... Nous sommes face à des contraintes difficiles. Il ne faut pas faire porter à la Région les responsabilités de l'État”.
“L'avis de l'État va nous permettre d'avoir un avant-projet sommaire courant 2010. Ainsi, nous pourrons avoir une DUP au début de 2011”, a précisé le conseiller régional de la majorité qui a aussi critiqué l'attitude “électoraliste” de l'opposition.
“Il est vrai que nous sommes actuellement en période électorale, la tendance quand on a pas de projets, c'est de modifier les projets des autres, et d'opposer la route du Littoral au tram-train, d'opposer le tram-train au bus. Par ailleurs, ces deux projets ne sont pas tout, il y a un accompagnement à mettre en place”, a expliqué Philippe Berne.
Pierre Vergès a aussi répliqué aux critiques de Margie Sudre concernant la location de limousines: “C'est un minibus qui a été loué à une société qui s'appelle Limousine SA. Vérifiez vos informations avant de dire n'importe quoi. Mais, il est vrai que chacun a les références qu'il peut”.
C'est Raymond Mollard qui a ensuite pris la parole. Le délégué à l'enseignement supérieur lui, a répondu à Paulet Payet. Dans une intervention sans animosité mais ferme et dense en exemples, le conseiller régional de la majorité a montré que la collectivité locale supplée aux carences de l'État, et ce dans un domaine qui n'est pourtant pas du Conseil régional.


