Radar Météo et budget supplémentaire validés par les élus du Tampon

En juin dernier, François Fillon avait donné son feu vert sur la création d'une cellule de veille hydrologique à travers un second radar météo dans le Sud du département. Hier après-midi, c'est cette affaire qui était étudiée et validée par les élus du conseil municipal du Tampon.
Ayant pour objectif l'amélioration des prévisions pluviométriques et une plus grande finesse dans la cartographie des précipitations, ce projet de nouveau radar avait, entre autres été soulevé, après les intempéries observées en début d'année dans le Sud de l'île, plus précisément les 6 et 23 avril et également le 5 mai derniers.
Initialement programmée sur plusieurs sites tamponnais tels que la Pente Zézé, Dans l'Bout, Nez de Boeuf ou Notre-Dame de la Paix, ce radar prendra finalement ses marques sur le site de Piton Villers suite aux recommandations du bureau d'étude Biotope et de Météo France.
L'estimation financière relative à la réalisation de l'infrastructure s'élèverait à 1.007.280 euros avec une répartition de ce montant entre la commune, le Ministère de l'écologie et un financement issu du Plan de Relance. Selon les données de la majorité, le début des études opérationnelles serait prévu en fin d'année et la réalisation des travaux pour la fin 2010.
Vlody réagit sur l'affaire relative au Budget supplémentaire
La seconde affaire d'importance concernait la reprise des résultats de l'exercice précédent à travers le budget supplémentaire de la commune. Un budget supplémentaire qui s'élève à 215 millions d'euros et où l'excédent net de clôture de 10,949 millions d'euros issu du Compte administratif 2008, devrait servir, en partie, à compenser le financement des diminutions de recettes élevées à près de 13 millions d'euros et autres projets. Par ailleurs, un autofinancement de 7 millions d'euros devrait être mis en place.
Selon Jean-Jacques Vlody, ce "budget ne correspond en rien à la réalité qui nous est livrée. Qu'en est-il de l'augmentation du budget des Fêtes et cérémonies de 280.000 euros ou encore des 2,8 millions en plus pour le budget concernant le personnel ? (...) Arrêtons de faire croire que nous avons la capacité d'investir...". En réponse, le premier adjoint Paulet Payet a indiqué que la commune présentait une "santé financière saine".
D'autres projets on également provoqué un certain nombre d'interrogations comme le lancement d'une étude d'assistance à maîtrise d'ouvrage en vue d'installer un dispositif de vidéoprotection urbaine. Un dispositif dont le but est d'assurer la réaction immédiate en cas de délit, d'apporter des preuves ou encore de créer un sentiment de sécurité selon la majorité.
Ce projet a été vivement critiqué par Isabelle Musso et Jean-Jacques Vlody qui considèrent que cela ne résoudra pas les problèmes d'insécurité et que la seule étude d'assistance à une maîtrise d'ouvrage s'élèvera à 43.000 euros.


