Lettre ouverte à un irresponsable ministre français : Non ! La France a joué les apprentis sorciers

Les responsables politiques n’ont jamais tort, on le sait, trouvant toutes les arguties possibles et débiles pour se défausser.
C’est à vous que je m’adresse, M. Kanner, mais je vous serai infiniment reconnaissant de faire suivre aux "encore plus" irresponsables Hollande et Valls :
M. le ministre Kanner, vous, irresponsable entre tous, ne faites pas exception à la règle. Vous tentez, par des balbutiements quasi inaudibles (vous en avez honte ?) de faire croire que l’attitude française (gouvernementale, je précise) était pensée et logique.
Faux ! Vous et vos supérieurs n’avez fait que tenter un coup médiatique. Vous avez délibérément violé la Charte des Jeux en autorisant nos amis les Mahorais à défiler sous drapeau français. Autant dire aux Comoriens "Je vous emmerde !"
Je ne vous ai pas entendu protester contre l’attitude inqualifiable de Mme. Paoli.
Je ne vous ai pas entendu protester quand les athlètes français ont fièrement arboré le drapeau français. Vous avez bien eu raison : ils vous auraient accueilli à coups de lattes dans le cul ! J’aurais fait comme eux, n’en déplaise à votre malséant postérieur et à vos malodorants supérieurs.
Je ne vous ai vu ni entendu nulle part lorsque des officiels malgaches ont été refoulés au pied de l’estrade officielle. C’est ça la France? Pas la mienne en tout cas.
Ma France est celle d’Hugo, Voltaire, du père de Foucault, Schweitzer, Simone Veil, Moulin, De Gaulle, Saint-Ex. Pas celle de De Laroque, Mauras ou Doriot.
A cause de votre faute grossière, de votre impéritie, de votre irresponsabilité, nos Jeux ne sont sauvés de l’ignominie que par la grâce des résultats enregistrés par les différentes délégations.
Les principales victimes restent néanmoins ces mêmes sportifs, salis par votre irresponsabilité ; et les organisateurs qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes.
J’ai bien l’honneur de ne pas vous saluer. Je dirai même que vous me faites honte.
Vous êtes fier de vous, M. Kanner ?
Vous êtes bien le seul ! »
P.S. : J’assume seul, selon ma bonne vieille habitude, l’entière responsabilité de mes écrits !
Jules Bénard


