Port de plaisance de Sainte Marie: la démission des autorités

Cette photo illustre à elle seule un double phénomène: l'incivisme total de certains individus, couplé à la démission des autorités.
N'en déplaise à certains, les pontons et ouvrages flottants d'un port de plaisance sont destinés au stationnement des bateaux, pas pour servir de poste de pêche à la gaulette.
Le code des ports maritime interdit formellement cette pratique, interdiction qui est d'ailleurs reprise par l'arrêté portant règlementation police sur le port de Sainte Marie. Cette interdiction vise à ne brimer personne, mais à garantir la sécurité des ouvrages portuaires, des navires et des usagers.
Ce qui ne semble pas être la préoccupation première des autorités chargées de la gestion du Port , (ccir, cinor) ni de celles chargées de l'application des textes (gendarmerie, police municipale), qui pour être francs, s'en cognent complétement..
En attendant, les propriétaires de bateaux stationnés sur les pontons où, pour leur malheur, se concentrent les pêches cavales subissent maintenant depuis plus de six mois et quasi quotidiennement les nuisances engendrées par la présence de dizaines et dizaines de personnes sur les pontons et catways, qui ne sont pas dimensionnées pour supporter un tel poids.
Écailles et viscères de poisson sur les bateaux, salissures en tout genre, plombs de pêche dans les pare brise des bateaux, gêne pour accéder à leur poste d'amarrage en slalomant entre les pêcheurs gaulettes, présence d'individus qui ne se gênent pas pour monter à bord des bateaux: voilà notre lot quotidien!
Et je ne parle même pas des places de parkings squattées par les mêmes pêcheurs gaulette, qui arrivent dès 5 heures du matin.
L'explication la plus probable, est que ces mêmes autorités soucieuses d'acheter à bon prix la "paix sociale" n'ont pas ou n'ont plus eu la volonté et le courage de mettre fin à cette pratique qui, bien installée, pourrit la vie des autres.
Et comme d'habitude, ce sont ceux qui payent des tarifs exorbitants pour stationner leurs bateaux qui sont les couillons dans cette affaire...
Il est bien commode d'acheter la paix sociale avec l'argent des autres que de prendre ses responsabilités.
Dire que nous sommes exaspérés est un euphémisme...
Pouvons nous espérer une réaction des autorités portuaires?
Un amodiataire excédé


