Le baptême républicain : une valeur symbolique

Morgane Auber Almayrac, une jeune française de 12 ans, vient de se faire baptiser, non pas à l'église mais à la mairie de Saint-Denis. Les parents, qui sont aujourd'hui séparés, ont voulu s'assurer de "la prise en charge morale, éducative et financière" de leur enfant en cas de problème."Cela donne à ma fille un point de repère" affirme Cédric, le père de Morgane "car je vis à La Réunion. Ma fille vit à Madagascar avec sa mère qui est chercheur et elle se déplace beaucoup en avion".
Le baptême républicain appelé aussi "baptême civil", est destiné a faire entrer l'enfant dans la communauté républicaine et à le faire adhérer symboliquement à ses valeurs. Mais le baptême républicain n'est prévu par aucun texte législatif. Il est célébré, non pas par le maire mais par un adjoint réglementaire et par un officier d'Etat civil. Les documents que délivre l'officier pour l'occasion ainsi que la tenue d'un registre officieux, n'ont aucune valeur juridique.
Il n'y a eu que 102 baptêmes civils à La Réunion. La notion de baptême républicain remonte au décret du 20 prairial, an II (8 juin 1794) qui a décidé que les municipalités seraient les seules institutions habilitées à établir les actes de l'état civil.
L'engagement des parrains de suppléer les parents en cas de disparition n'ont qu'une valeur morale. Pour que les parrains civils soient responsables de l'enfant vis à vis de la loi, il faut les désigner comme tuteurs par voie testamentaire notarié ou sous-seing privé.


