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Requins et coquins : la kouyoniss i vende par pintes !

Ecrit par zinfos974 – le lundi 20 avril 2015 à 10H01

Ce qui est arrivé à Elio n’aurait pas dû se produire !

Le fait que ce malheureux gamin soit devenu un ange ne suffira pas, hélas, à combler le vide immense qu’il laisse dans le cœur de sa famille et de ses nombreux amis. Je fais part à tous de ma sincère affliction.

Et je hurle ma haine.

J’ai suivi les cris de son papa devant les caméras, pendant que la jeune fille à ses côtés laissait ses larmes sourdre sur ses joues. Difficile de rester insensible…

Je trouve que le papa d’Elio a été trop gentil. Si cela était arrivé à un de mes enfants, je me demande comment j’aurais réagi. Ou plutôt si, je ne le sais que trop bien. Je vous laisse deviner.

Car dans cette affaire, les bonnes âmes ont beau dire qu’il ne faut pas chercher les responsables, je m’élève et prétends qu’il y a des responsables. Ou plus exactement, des irresponsables.

Il y a plusieurs faits dont beaucoup ne veulent tenir aucun compte.

Le premier est que le requin, dans l’eau, est chez lui et qu’il y règne en maître. Laurent Manaudou ne nagera jamais aussi vite que lui et Van Damme n’en battra jamais un seul à mains nues !

Le second est que nous sommes dans une île et que c’est bien la première fois au monde qu’on interdit à des îliens de profiter de leur océan.

Elio faisait déjà partie, en dépit de son jeune âge, de l’élite du surf. Etait-il humainement possible de lui interdire de se livrer à son sport favori ? Etait-il humainement possible de briser son rêve en lui fermant les chemins de la mer ?

Nous prétendons que non. Mais comme disait Jacques Lougnon à propos de l’administration et de l’interdiction d’accès au volcan : "Il est vrai qu’il est plus facile d’interdire une manifestation que de l’organiser et de l’accompagner !"

Le préfet, pour obéir aux ordres imbéciles de Paris, n’en finit plus de brandir des parapluies qu’il achète sans doute par paquets de douze ?

Car cette administration qu’il défend avec une énergie digne d’un traité sur la sieste, n’a cessé d’accumuler les erreurs, les conneries, les monstruosités, depuis des années.

1 – Pour capter les subventions européennes, l’Etat français crée des réserves à requins partout où il peut. En dépit de tout bon sens.

2 – On crée une réserve marine au milieu des baigneurs. Le requin, animal "social", a eu vite fait d’avertir ses potes : "Eh ! les copains, y’a à bouffer par là. A table !" Pour justifier l’interdiction de pêcher le squale (activité traditionnelle ici), on a appelé la ciguaterra au secours.

Une maladie qui frappe les poissons de coraux, et pas les prédateurs carnivores de haute mer. Pourquoi pas le chikungunya, tant qu’on y est ? Ou la peste bubonique, le charbon, la goutte militaire, les effluents de Tchernobyl, Parkinson, le priapisme sauvage, que sais-je encore !

3 – On prévoit des filets de protection. Mais la mairie de Saint-Paul, qui a le budget nécessaire, traîne, traîne, traîne. Il est vrai que le triste premier magistrat saint-paulois avait mieux à faire à magouiller avec le Petit Robert et autres coquins because élections.

4 – Il y a en Afrique du Sud et en Australie des centaines de kilomètres de plages protégées par des filets anti-requins très efficaces. Leurs fonds marins sont autrement profonds que les nôtres. Et nous, glorieux pays de France, n’arrivons pas à protéger nos baigneurs et surfeurs ? Il y a ici moins de 10 kilomètres de plages de Boucan à Grand-Anse, en passant par Roches-Noires, Saint-Leu, Etang-Salé et Saint-Pierre.

Alors nous lé plus couillons que bande-na daoir ?

Elio a été victime d’un requin-bouledogue. Dans les 24 heures suivantes, la préfecture jubilait : on a pêché un requin-tigre. Quelle victoire !

Mais comment voulez-vous discuter avec des murs ? Des institutions qui ont la science infuse et n’écoutent jamais les avis des spécialistes. Il est indispensable de protéger les espaces de baignade et de sports nautiques. Il est indispensable de laisser le champ libre à une pêche de régulation des squales. Pas de les massacrer, de réguler.

Mais il est vrai que prendre des mesures, pour des énarques et autres abrutis, c’est fatigant. Rien que réfléchir, déjà, ça les épuise.

Interdire est bien moins traumatisant. Un jeune mort de plus ? Ah c’est bien triste, ma bonne dame.

Marie-Alice Sinaman avait bien raison, elle qui disait :
"Bande fonctionnaires aussi i vole l’argent de l’Etat et i travaille pas !"

Je suis seul responsable de ce que je viens d’affirmer, persiste et signe : Elio, pas plus que les précédentes victimes, n’a mérité cette triste fin. Qui aurait pu être évitée si nous n’étions dirigés par une bande de coquins et d’incapables.

Jules Bénard

 

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