Au ministre de l’Outre-Mer

Madame le Ministre,
Je viens de consulter le site du gouvernement et je constate, malgré plusieurs coups de fil et mèls à la Rue Oudinot, que le terme ministère des Outre-Mer perdure.
De même que mes 4 chaises, ma table, mon bahut, mon armoire, mon lit, ma table de chevet et mon bureau constituent mon seul et unique mobilier, de même les 12 départements et territoires d’outre-mer constituent le seul et unique outre-mer français.
Je vous rappelle également que vous êtes le ministre de l’Outre-Mer car ministre (minister = serviteur) est un terme masculin.
En français, on ne féminise pas un mot en ajoutant un article féminin devant ce mot masculin.
On ne dit pas la bœuf et la cheval.
Je vous propose à nouveau d’utiliser le féminin étymologique de ministre et d’être dorénavant ancille de l’Outre-Mer (du latin ancilla = la servante).
Une façon pertinente d’honorer la féminité en respectant également la beauté et la richesse de notre langue.
Il n’y a pas deux langues françaises : une pour la métropole et l’autre pour les Dom-Tom.
Merci de respecter les ultra-marins en respectant notre unique langue nationale.
Tant qu’à faire, pour faire encore plus pompeux, parlons du ministère des Travaux, des Emplois et des Dialogues sociaux. Ou du ministère des Défenses. Ou encore du ministère des Cultures et des Communications !
Armand GUNET
www.reagissons-la-reunion.fr


