Revenir à la rubrique : Société

Des bracelets électroniques contre les conjoints violents

Nadine Morano, secrétaire d’Etat chargée de la Famille, a indiqué vendredi qu’elle va proposer, que soit expérimenté sur les conjoints violents, le bracelet électronique. Si le procédé se révélera efficace, on peut regretter que le gouvernement s’attaque encore une fois aux conséquences et non aux problèmes en amont, en ce qui concerne les violences conjugales.
Ecrit par zinfos974 – le dimanche 9 août 2009 à 08H25

L’Espagne a instauré l’année dernière ce principe. Cette loi va autoriser l’utilisation du bracelet électronique sur les conjoints violents. Dans la plupart des cas, il s’agit d’individu de sexe masculin.

Ces bracelets dans lesquels sera intégré un GPS de navigation va permettre aux forces de l’ordre de vérifier les déplacements du conjoint violent et de savoir s’il se tient bien loin de son ex-compagne, et d’intervenir si besoin est.

Dans une interview accordée hier au Figaro, Nadine Morano, secrétaire d’Etat chargée de la Famille, a trouvé cette idée intéressante. Elle a déclaré qu’elle fera une proposition au gouvernement en ce sens.

Si celle-ci est retenue, c’est sans conteste une solution efficace pour éloigner et maintenir le compagnon violent loin de sa victime. Ce bracelet électronique pourrait même sauver des vies, car certains ex-conjoints violents ne respectent pas les mesures d’éloignement qui leur sont imposées.

On peut tout de même regretter qu’en marge de ce bracelet électronique, le gouvernement ne s’attaque pas à la racine du mal. Encore une fois, c’est une décision qui va brimer la gent masculine qui n’est ni brutale, ni violente. Encore une fois, la loi sera sexiste.

Nadine Morano a enfoncé le clou lorsqu’elle a précisé : “l’école doit aussi enseigner aux garçons de ne pas lever la main sur les filles”. Faire sentir à un enfant ou à un adolescent qui n’est sans doute pas violent, qu’il a en lui des gènes de violence et qu’il représente un danger pour la femme qu’il aimera, c’est tout à fait négatif.

Cet enfant de sexe masculin va grandir avec cette culpabilité. A votre avis, à quel moment de sa vie, il va juger opportun d’user de cette violence, puisque par définition, l’école lui a appris qu’il est ainsi, qu’il est violent.

C’est peut-être prétentieux de l’écrire, mais cette éducation (y compris la pédagogie) est incomplète donc à double tranchant. Car, le respect est d’un part basé sur la confiance en soi, et ensuite sur la réciprocité.
 
Cessons de croire et de faire croire que la violence conjugale ne se traduit uniquement par des coups physiques et qu’elle n’est que l’apanage du sexe masculin. La violence morale et mentale cause autant de dégâts chez ceux qui en sont victimes.

Cette violence est parfois à l’origine de gestes, comportements et conséquences irréversibles…

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :