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Ecoutes téléphoniques: Sous haute surveillance !

Ces dernières années, le recours administratif ou judiciaire aux interceptions de communications a crû fortement en France, selon une enquête d’une chercheur à Télécom.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 29 juillet 2009 à 09H30

En 2005, les interceptions téléphoniques s’élevaient à environ 20.000 écoutes. Aujourd’hui, on passe à 100.000 écoutes téléphoniques, interceptions de mails et de sms par an. C’est une étude publiée cette année par Claudine Guerrier, chercheuse à Télécom et enseignante à l’École de management Sud-Paris qui le révèle.

Les chiffres ont particulièrement augmenté du côté des magistrats et des juges d‘instruction. Les interceptions judiciaires ont explosé en sept ans avec 440% d’augmentation… Et cela coûte cher à l’Etat. Une interception sur une ligne fixe est facturée par les prestataires 497 euros hors taxes. Le traitement d’un appel sur un téléphone portable est de 88 euros hors taxes.

La politique du gouvernement

Pourquoi un engouement si soudain de la justice, de la police et des services secrets pour ce type de pratiques ? Pour combler le retard avec les autres pays européens sans doute… L’étude démontre que cette pratique est bien moins courante que chez nos voisins européens : Quinze fois moins que l'Italie, douze fois moins que les Pays-Bas et trois fois moins qu'en Allemagne, selon l’enquête.
C’est aussi parce que la politique pénale du gouvernement est plus "ferme", explique l’Elysée dans les colonnes du Nouvel Observateur.

L'étude montre aussi que les services secrets ont mis les bouchées doubles pour intercepter à des centaines de kilomètres d'altitude des échanges de mails, de télécopies mais aussi des conversations téléphoniques depuis des postes fixes ou mobiles. Selon Claudine Guerrier, ces interceptions ne font l'objet d'aucun contrôle émanant d'organisme indépendant, l'étude évoque donc une "menace pour la vie privée".

 

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