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Le Colonel Courtois, "chat noir" à la retraite

Après 45 ans de carrière, dont trois à la Réunion, le colonel Courtois, chef d'état-major de la zone Sud de l'Océan Indien, a célébré sa retraite, aujourd'hui à la préfecture, lors d'un "pot de l'amitié". Ses bons et loyaux services ont été largement reconnus, puisque le directeur du cabinet de la préfecture, ce midi, ne tarissait pas d'éloges à son propos.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 15 juillet 2009 à 18H13

"Son départ ne constitue pas une bonne nouvelle !", plaisantait Jean-François Moniotte, directeur de cabinet du préfet, en parlant du colonel Gérard Courtois. En effet, depuis trois ans qu'il occupe le poste de chef d'état-major de la zone Sud Océan Indien, le colonel aura géré bien des crises, avec un relatif succès. Du chikungunya aux différents cyclones, en passant par le récent crash de l'avion de Yemenia aux Comores, ou encore la grippe A, et les différentes éruptions du volcan, le nouveau retraité avoue : "J'aurais tout eu, tout connu". Ce qui l'a amené à se surnommer le "chat noir", en référence à toutes les crises - malheureuses mais bien gérées - qui auront eu lieu durant l'occupation de ses différents postes.

Celui qui se dit lui-même "autodidacte", a derrière lui une carrière bien remplie. Ayant commencé en tant que sapeur-pompier volontaire au centre de secours principal de Luxeuil-les-Bains en Haute-Saône, il montera progressivement de grades, passant entre autres, par les postes d'adjoint au chef du centre de secours de Troyes, d'adjoint au directeur départemental du SDIS (Service d'incendie et de secours) de la Haute-Saône, et de directeur de SDIS de la Mayenne, puis du Bas-Rhin. Depuis, les postes s'enchaînent, jusqu'au gouvernement, où il remplira notamment les fonctions de chef de l'Inspection de la Défense et de la sécurité civile, et de conseiller de défense et sécurité civile au cabinet du ministre de l'Intérieur et de l'aménagement du territoire.

Une carrière bien remplie

Différentes fonctions qui lui auront donné l'occasion de gérer des crises nationales des plus conséquentes, dont la pollution de l'Erika et du Prestige, l'affaire des farines animales ou la tempête de décembre 1999. C'est donc la Réunion qu'il a choisi comme destination pour mettre un terme à sa carrière. Il n'aura tout de même pas chômé ici, puisque il aura contribué à la création de l'EMZPCOI (Etat-major de zone de protection civile de l'Océan Indien) et à la restructuration du SDIS, en dehors de la gestion des crises.

Ce sera donc un repos bien mérité dont profitera le colonel Courtois, en Bretagne, après tant d'agitation. Après avoir exercé le métier de sapeur-pompier dont il rêvait, ce "métier 100 en 1 où j'ai pu sauver et atténuer la souffrance d'hommes, de femmes et d'enfants, mais aussi me faire plaisir", il peut prendre sa retraite tranquillement. Le soin de ses bonzaï, la photographie des lagons, le dessin et la peinture, la biologie marine et l'astronomie... ce ne sont pas les occupations qui lui manqueront dès le 1er septembre, date à laquelle il cédera son poste au colonel Didier Paris.

Didier Paris prend la relève en septembre

Le colonel Paris, originaire de Chartres et précédemment directeur départemental du SDIS de l'Eure-et-Loire, prendra donc la relève dès septembre prochain. Son prédécesseur n'a pas manqué de lui notifier qu'il lui laissait bien du travail en quittant ce poste; le colonel Paris a assuré cependant que ce défi ne lui faisait pas peur.

Ce midi, c'était aussi le départ du capitaine Jean, muté vers Grenoble, que célébraient ce matin ses collègues à la préfecture. Celui-ci s'était notamment illustré dans la mise en place d'exercices de secours, de plans particuliers d'intervention, ou la participation au Grand Raid en binôme avec son collègue Patrice Vauguet.

 

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