14 juillet : Saint-Denis mise à feu et à son

Le mélange des cultures à la Réunion, voilà le thème qu’avait choisi Saint-Denis, cette année, pour son feu d’artifice. Un idée originale et tout à fait propre à la Réunion, puisque c’est sur des musiques caractérisant chaque culture de "nout péi" que les projectiles exploseront haut dans le ciel. En effet, chacune des figures lancées sera accompagnée d’un son de la Réunion, coordonné au projectile et choisi par les artificiers de France.
"Ça sera intense", affirmait déjà Guy Pavot, responsable du feu d’artifice, en pleins préparatifs il y a quelques jours de cela. Et pour cause, ce ne sont pas moins de 20 tableaux thématiques regroupant différentes figures qui étaient prévus pour ce soir-là. Entre le drapeau tricolore, la queue de paon, ou encore le papillon, c’est un véritable festival de couleurs et de lumières qui a illuminé le ciel de Saint-Denis, à la plus grande joie des petits et des grands.
Une pulsation électrique de 90 volts
Pour arriver à un tel résultat, les équipes ont travaillé plus d’une semaine entière sur l’installation des bombes, sur la plage de galets du Barachois. Guy Pavot, employé du service technique de Saint-Denis depuis 1981, et visiblement passionné par son métier, explique la mise en place du feu d’artifice. Les bombes ne pouvant pas être stockées plus de huit jours, pour des raisons de sécurité, c’est seulement lundi qu’ils ont pu débuter le raccordement des mèches jusqu’à la table d’allumage. Les bombes sont placées dans des tubes de carton appelées mortiers ; ces bombes sont elles mêmes raccordées par une mèche à une table à clous, la "table d’allumage". Au moment tant attendu du feu d’artifice, ces clous reçoivent une pulsation électrique de 90 volts qui va déclencher l’explosion de la bombe.
Les mortiers, placés sur la plage, courent quand même le risque de recevoir l’eau des vagues toutes proches. Guy Pavot nous assure quand même que la poudre noire, à moins de prendre beaucoup d’eau, explose ; quand bien même elle aurait pris beaucoup d’eau, il faudrait alors retirer les bombes des mortiers et les faire sécher, de peur de gâcher le spectacle avec une figure manquante.
Finalement, hier soir à 20h10, les premières explosions ont retenti sur le Barachois. Le public a pu s'émerveiller devant 23 minutes de spectacle, fruit des plusieurs jours de travail des artificiers de Saint-Denis. Guy Pavot et son équipe ont pu sentir la reconnaissance qui leur était due, sous les applaudissements et les cris de joie des spectateurs.


