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Deux coups de gueule… pour le prix d’un seul

Ecrit par zinfos974 – le mardi 14 octobre 2014 à 10H35

Molosses pas dangereux ? Ouaf ! ouaf !
Un de nos journaux publie un long et passionnant article sur la dangerosité des chiens dits « molosses » en raison de leur carrure et de la puissance de leurs terribles mâchoires. Pour information : il n’y a que la hyène qui batte les chiens à plate couture. Elle vous broie un fémur comme vous gobez une figue molle.
Une question est posée dans l’article : comment venir à bout d’un molosse en liberté ? La solution est toute trouvée : une décharge de fusil de chasse, calibre 16 ou 12, pour lui apprendre (définitivement) la courtoisie. Mieux encore, une bastos de 357 magnum entre les deux yeux. Mais l’utilisation d’une telle arme suppose un certain apprentissage en club. Sinon, vous perdez la balle, vous vous démontez le poignet… et vous vous faites boulotter par le clebs.
Un autre encadré laisse la parole à un amateur de chiens d’attaque sataniques : « Il n’y a pas de chiens plus dangereux que d’autres » et de ressasser l’antienne : c’est le maître qui est mauvais, pas le cannibale fou furieux.
Alors, répétons jusqu’à satiété : des scientifiques très sérieux ont tenté d’éduquer des caniches ou des saint-bernard à attaquer et tuer. Ils n’y sont jamais arrivés ! Les chiens issus de croisements récents, il faut le savoir, ont un psychisme très fragile. La preuve est qu’ils attaquent assez souvent leurs propres maîtres et dévorent parfois les enfants dont ils ont la garde. Les exemples navrants, hélas, ne manquent pas.
Rottweilers, dogues, pitbulls (les plus monstrueux) et autres amstaffs sont à redouter comme la peste. Et puis… qu’est-ce qu’ils sont moches, ces monstres !

Une semaine bleue comme alibi ?
C’est la Semaine des Gramounes et ils le méritent : nous leur devons tout, y compris le respect qui disparaît le plus souvent des relations que nous entretenons avec nos Anciens.
Mais pour nos gouvernants, c’est exactement comme pour les clopes : on prend quelques mesures pour faire croire qu’on agit alors qu’on ne fait que s’agiter.
On célèbre nos Vieux mais on les laisse disparaître quasiment dans une indifférence insolente, inconcevable, impardonnable.
Je connais des agriculteurs, des ouvriers, des employés communaux qui ont trimé toute une vie (souvent depuis leurs 10 ans) et qui survivent (on ne peut pas appeler ça vivre) avec 200, 300, 500 euros mensuels.
C’est une honte !
Prenons nos vieux agriculteurs et leurs quelque 200 euros. Si ces gens n’avaient pas planté et élevé, on aurait mangé quoi ? Encore une chance qu’ils n’aient pas toujours de loyer à payer. Mais que voulez-vous faire avec 200 euros ?
« Mi soigne deux trois volailles, mi plante deux trois pieds d’brèdes pou not’ deux la vieille manger po pas trop cher ».
Je dis que si une société n’est pas capable d’honorer ses Anciens et leur donner des moyens d’existence décents, cette société ne mérite pas le nom de civilisation.

Jules Bénard

 

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