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Les vacances arrivent : Les filles au foot, les garçons à la poupée ?

Au début des vacances et à l'occasion des 20 ans de la Convention des Droits de l'enfant, un brunch citoyen a été organisé ce matin au CREPS de Saint-Denis. Objectif : faire évoluer les mentalités des animateurs des centres de loisirs et des acteurs éducatifs sur les jeux et jouets a priori réservés aux filles ou aux garçons.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 8 juillet 2009 à 16H25

Divers associations étaient invitées ce matin au CREPS de Saint-Denis pour apporter leurs réflexions sur les stéréotypes à "déconstruire" pour que les filles et les garçons ne soient pas cantonnés dans un schéma d'éducation qui, dans leur "construction mentale", prédéfinie en fonction de leur sexe leur évolution et leur rôle dans la société.

Le thème du jour : "Les vacances arrivent : à quoi joues-tu", a permis aux associations Chancégal, les Cemea (Les Centres d'Entraînement aux Méthodes d'Éducation Active), la Ligue de l'enseignement, l'Ufal (L'Union des Familles Laïques) et le Creps (Centre régional d'éducation populaire et de sport), de rappeler l'importance pour les structures éducatives et de loisirs d'éviter les jeux "sexistes". "Chacun est susceptible d'être un collaborateur passif du sexisme" déclare Fabienne Rubira, directrice de l'association Chancégal. "Il faut que les animateurs des centres de loisirs ne fassent pas des ateliers perles pour les filles et des ateliers lectures des albums jeunesses avec des héros pour les garçons".

Christophe Pomez, président de la Ligue des Droits de l'Homme de Saint-Denis souligne l'impact que peuvent avoir "les expressions qui véhiculent des représentations", tels que "pleurer comme une fille", ou "jouer au ballon, c'est pour les garçons". Pour le défenseur des Droits de l'Homme, certains comportements anodins peuvent conforter les disparités entre l'homme et la femme dans la société.

"un garçon qui joue à la poupée ne se prédispose pas à l'homosexualité"

L'idée qui est ressortie de cette rencontre est la mise en place d'un dialogue entre les parents, les acteurs éducatifs et les animateurs des centres de loisirs. Françoise Darel-Sorg, directrice des Céméas de l'île parle de "continuité éducative". Selon cette spécialiste des méthodes éducatives, le dialogue permettra un meilleur terrain pour favoriser "la construction des personnalités". Certains présents ce matin évoquaient par exemple le cas de parents qui accourent affolés à l'école de leur progéniture en apprenant que leur petit garçon passe sa journée à pousser un landau et jouer avec un poupon. "Il n'y a pas d'affolement à avoir", observe t-elle, "dans la mesure où un enfant reproduit ce qu'il voit", affirme la militante en citant  l'exemple d'un enfant qui a vu un père emmener son enfant en poussette à la crèche et qui a voulu faire comme lui. "Il faut que les gens suppriment de leur esprit qu'un garçon qui joue à la poupée ne se prédispose pas à l'homosexualité".

Pour finir, Fabienne Ruberia remarque, même si les mentalités évoluent tout doucement, que "la publicité et les stratégies marketing misent encore sur la séduction par la femme. Beaucoup de choses restent à faire pour une vraie égalité entre les deux sexes". Même l'affiche de la Ligue des Droits de l'Homme a interpellée un intervenant présents : "Les Hommes naissent et demeurent libres et égaux et en droits", aurait dû rester fidèle à la première version : "Les êtres humains naissent et demeurent libres et égaux en dignité et en droits"...

 

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