Lettre ouverte à Madame Taubira: Un constat déplorable

Madame, nous connaissant déjà, nous économiserons les formalités d’identification. Ce courrier a une double visée. Vous informer de la réalité du terrain, et apporter quelques éléments d’informations au citoyen réunionnais quant au fonctionnement de l’Institution qui le régit. Recevez ici un réquisitoire sans fioriture de l’Institution dont vous êtes la garante.
Dans un premier temps, nous conviendrons que derrière le mot justice, se cache une poignée d’hommes et de femmes, ou tout le monde et personne est investi d’un pouvoir au nom de l’Etat et qui n’est en aucun cas responsable des décisions aussi arbitraires puissent –elles être qu’il arrête. L’actualité d’un passé récent, de même que celle présente a été un indicateur critique de l’(in)compétences ( à vous de juger) des personnels placés à la Réunion. Autre indicateur, l’impopularité y est grandissante.
Dans un article de faits divers paru le 14 juin dans zinfos974, fait du procureur Muller, que l’Etat a muté pour le bien du service, ( on évitera de décrire le comment), on peut mettre en évidence deux éléments importants :
- Peu d’individus en poste passés à la Réunion sont des procureurs Muller qui mette le citoyen au cœur de la justice
- Cet article révèle qu’il y a enquête. La persévérance a payé. L’individu accusé à tort, a pu être réhabilité.
Heureuse pour lui. Combien n’ont pas eu cette chance ? Je n’ai pas eu cette chance.
Car en 2009, une vice-procureure sous une plainte de non présentation d’enfants (reconnue pourtant diffamatoire au sein d’un commissariat de police), a dégainé malgré tout une sanction à mon encontre. Où a été l’enquête ? Puisqu’un juge d’instruction, 3 ans plus tard a présenté la preuve irréfutable de ma bonne foi dans son instruction lors d’une audience. Chose bizarre, ce juge d’instruction, preuve en main n’a pas sanctionné le délinquant, qui a récidivé ce petit jeu à moult reprises. Pourquoi ce juge n’a pas fait état de l’article 441-6 du code pénal ? Heureux, immunité en poche le malfrat a récidivé. Pourquoi un tel dysfonctionnement ? 10 ans sous le jouc d’un pervers narcissique avec refus délibéré de non assistance des procureurs, juges, parquet, et autres pour le bien du service. Et, nous ne sommes pas au fait de la perfidie du système dont vous êtes pourtant la garante.
Las, des multiples auditions ORIENTEES subies en tant que mineurs, que ce soit par les juges des affaires familiales, les juges des enfants, les experts psy associés, et certaines associations,( faut le dire, ce n’est plus un secret) mon ainée, sa majorité révolue, s’est rendue au commissariat pour réhabiliter la vérité et clôturer le dossier. Les officiers présents lui ont répondu, qu’il n’y avait rien à faire, dans la mesure où un jugement avait été déjà été rendu et enquêtes avaient été faites (« enquête menteur »), et que la seule possibilité était d’ouvrir à nouveau une procédure. Engrenage infernal et infini. Ces fonctionnaires qui ont failli n’ont été aucunement sanctionnés. J’ai tout perdu, même ma dignité. Comme le dit Fernand Reynaud, ils ont le bouclier de la loi.
Le paroxyme de ce jeu pervers est que, au vue de la braise qui couve dans ce tribunal, les magistrats sont déplacés, une valse étrange de robes noires par ci, par-là, avec pour effet non seulement d’étouffer les dossiers, de couper court à toute velléités d’associations ou autres, de briser tout espoir de réhabilitation, de justice, mais aussi de mépriser aussi bien le citoyen, que les victimes de vos fonctionnaires qui ont failli et qui cerise sur le gâteau vous intiment de vous faire soigner, vous méprisent verbalement et vous intimident. Avec en prime quand les instigateurs des dossiers sont évaporés dans la nature, que les victimes restent seules face à leur bourreau dans l’arène. C’est du masochisme. Avec toute la déférence qui est due à votre rang, est –ce ce dont vous et Mr le Président de la République êtes garants ? Je ne puis effleurer cette hypothèse.
Au vue des évènements, le mythe de la justice inerte, n’est qu’une intox. La justice peut se décliner sous plusieurs formes : La justice existe. La justice n’est pas infâme. Seuls les hommes de loi qui la rendent sont infâmes. Ou autrement : la justice est une vue de l’esprit pour celui qui veut y croire et un instrument de pouvoir, d’abus et de perversion pour celui qui le détient. Oseriez-vous prétendre le contraire Madame la Garde des Sceaux, au vue de toutes les dérives de vos subalternes et des collectifs qui montent en puissance ?
Au nom de l’expression « un homme averti en vaut deux » mon devoir de citoyenne, m’obligeait à informer tout un chacun, puisque nul n’est censé ignoré la loi.
Dans l’attente d’une intervention pérenne de votre part dans mon dossier, et de la mise en chantier de réformes profondes du système qui s’imposent plus que jamais, en conséquence, je réitère ma plainte à l’encontre de chacune des personnes que j’ai énumérées dans mes courriers précédents et qui vous a été adressé en recommandé avec accusé de réception.
Recevez Madame, mes respectueuses salutations.
Lorine Morandati


