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Nouvelle route du Littoral: L'Etat cofinance, donc il se doit de faire respecter la biodiversité

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 2 juillet 2014 à 11H53
Malgré son coût : 1,7 milliard d'euros, sans doute beaucoup plus à terme, le projet de NRL (Nouvelle Route du Littoral) est loin d'être un modèle en matière de respect de la biodiversité.

Avec sa digue en remblai, il n'évite pas l'impact sur le milieu marin et la flore de la falaise littorale, comme aurait pu le faire la solution viaduc, à peine 7% plus cher ;

- Une digue en remblai qui va nécessiter une création de carrière (10.000 millions m3 de matériaux, 6 seulement pour la solution viaduc) qui va impacter à long terme les milieux naturels et les paysages des sites d'extraction ;
- Une solution soit disant bénéfique pour l'emploi local ! Comme si creuser des trous dans la Nature était synonyme d'emplois durables !
Malgré toutes ces insuffisances, l'Etat a décidé de cofinancer cette nouvelle route du littoral et de délivrer les autorisations envers et contre le respect du droit environnemental que la SREPEN RNE ne manquera pas de rappeler à travers les recours contentieux qu'elle a déposés.
Quand l'Etat cofinance des grands travaux, il a le devoir de faire respecter la biodiversité préexistante aux chantiers. L'exemple étant censé venir d'en haut !?
Pour en terminer avec cette nouvelle tour de Babel symbolisé par cette NRL, nous affirmons que pour l'instant ces 12 km de route du littoral ne vont déboucher sur rien ! sauf sur un colossal goulot d'étranglement à l'entrée de Saint-Denis, avec aucune voie de transport collectif en site propre pour les sorties nord et sud de cet ouvrage.
Une fois de plus, tout n'a été conçu que pour le grand profit de la Reine Automobile.
Enfin cerise sur le gâteau, pour ajouter à l'absurde de ce projet, il est envisagé d'aller chercher des matériaux à Madagascar (les carrières réunionnaises ne suffisant pas à fournir les 10 millions de m3 nécessaires à la réalisation du chantier). Tout cela sans préciser les conditions de transports de ces
matériaux qui représentent un grand risque de prolifération d'espèces invasives.
Visiblement la leçon du ver blanc n'a pas été retenue !
Au vu de ces quelques éléments, tout le monde conviendra qu'il y a nécessité à revoir au plus la copie bâclée de la Nouvelle Route du Littoral.

SREPEN RNE

 

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