Grève à la Cilam: Les tensions entre grévistes et non-grévistes ne s'apaisent pas

En grève depuis hier, des salariés de la Cilam, menés par la CGTR Sud et le SAFPTR, sont toujours devant l'enceinte dans l'entreprise. Cinq entrées du bâtiments sont bloquées et les grévistes ne laissent entrer aucun camion.
Deux camions contiendraient 17.000 litres de lait qui seront périmés d'ici la fin de la journée. "Nous n'avons eu aucune nouvelle de la direction et aucune proposition pour se mettre autour d'une table", explique Pascal Hoarau, secrétaire général de la CGTR Sud.
Les grévistes ont appelé les salariés d'autres enseignes du groupe Urcoopa (auquel appartient la Cilam) à rejoindre le mouvement. Pour le moment, seuls des salariés de la Cotram, à l'Etang-Salé, ont fait le déplacement.
Comme hier, des tensions apparaissent entre grévistes et non-grévistes. Selon Pascal Hoarau: "Il y a encore eu des ralés-poussés entre salariés et grévistes. Un employé à même craché sur un autre. Nous ne les empêchons pas de travailler, alors qu'ils ne nous empêchent pas de faire grève".
Les grévistes ne comptent rien débloquer sans nouvelles de la direction et maintiennent qu'ils devraient avoir droit à "leur part de la richesse".
Pour rappel, la CGTR Sud et le SAFPTR avait débuté cette grève après la remise d'un rapport d'audit commandé l'année dernière qui traduit la bonne santé du groupe Cilam. Ils demandent une augmentation des salaires de 100 euros, un bonus annuel, et une prime de 500 euros pour la médaille du travail.


