Lettre ouverte à Madame la Garde des sceaux… des pistes de réflexion sur des réformes judiciaires à envisager

Je vais vous énoncer ici deux faits étalés dans le temps :
-*Article du 14 juin de Z’info « C'est en décembre 2013 qu'il déclare une fausse agression et un faux vol à la gendarmerie de Plateau-Cailloux afin de toucher une petite somme. Il accuse un délinquant du quartier d'avoir volé sa voiture et ce dernier se retrouve en prison. »
Il semble que des enquêteurs n’aient pas lâché l’affaire et le jeune homme a pu être innocenté en 2014.
-*En 2009, un homme signe une autorisation de sortie du territoire pour ses enfants avec leur mère. Vraisemblablement Alzheimer qui s’ignore, il porte plainte. La mère est sanctionnée. Il récidive une dizaine de fois et la mère sanctionnée. Impunité et immunité totale jusqu’à ce jour !
Les casseroles de ce type à la Réunion, résonnent depuis le fin fond de l’univers. Combien d’autres personnes ont été victimes de cette poignée d’individus ? Au XXI ième siècle, les magistrats sont encore engagés dans un combat à mort pour le maintien de leur pouvoir et privilèges en entretenant une omerta sur la profession, en se déresponsabilisant de manière subtile et intelligente, et en donnant en pâture le citoyen lambda au voyeurisme que l’on qualifie « au nom de l’information ». Vos magistrats vivent dans un monde parallèle et cultivent les dérives où MALTRAITANCE (pourtant l’objet de nombreuses campagnes) ET INSTITUTION NE FONT PLUS QU’UN .
Les magistrats comme il a été mentionné à maintes reprises ne sont pas au-dessus des lois. « Il faut dégraisser le mammouth ». La citoyenne que je suis victime également ne peut s’empêcher de vous interpeller une nouvelle fois, cette fois –ci en terme de réformes.
Je vous suggère quelques pistes de réflexion qui passent par :
- L’établissement de contrats d’objectifs, de contrat de performance, de CONTRATS DE RESULTATS.
- Un engagement de la responsabilité autant civilement que pénalement du magistrat en charge de dossier dont il a la charge ( c’est-à-dire qu’il est sanctionné quand le boulot a été mal fait et que l’intégrité d’un individu a été atteint) ce qui est légitime. Les magistrats ne doivent pas être exclus de pénalité quand des bourdes et l’intégrité d’individu ont été bafouées.
Pourtant personnalité garante des droits et des libertés de chacun des citoyens, je suis surprise que de telles pratiques ne soit pas sanctionnées et que l’intégrité d’innocents soient ainsi le fruit de la roulette russe.
L’une des devises de la République est « Liberté, Egalité Fraternité ». Accepteriez-vous de donner pleinement ses lettres de noblesse au mot « EGALITE » dans toutes ses dimensions, de mettre en chantier un dépoussiérage de l’Institution avec parlementaires et quelques partenaires.
Toute omelette ne se fait pas sans casser des œufs, il est plus que temps de renouer avec la transparence.
Nous n’allons pas être ni hypocrite, ni jouer la langue de bois. Nous allons être explicites pour le commun des mortels. Votre dilemme ce jour pour la Réunion est le suivant : quelle est en termes de maltraitance institutionnelle la décision à prendre pour qu’il y ait le moins d’impact en termes de souffrance sans mettre à mal le climat social : les victimes potentielles qui ne sont autres que le citoyen ( ou les « gueux » manipulables à souhait en raison de notre misère du quotidien), les magistrats ( un certain nombre + grisés par pouvoir), le procureur Muller ( 1 personne impacté)? Chercher l’erreur. Le citoyen est à nouveau « le pigeon ».Il semblerait qu’« à l’insu de votre plein gré » vous deveniez quelque part complice de ces dérives qui n’ont cessées d’êtres dénoncées depuis au moins une décénnie.
En vous remerciant de votre attention, veuillez recevoir Madame la Ministre Garante des droits et des libertés mes respectueuses salutations.
Une victime de l’Institution judiciaire,


