Une justice formatée, une presse formatée… une société formatée

L’article paru le 14 juin sous le titre « 6 mois de prison pour un mensonge » est un cas d’étude intéressant. Sa lecture interpelle.
Qui a été fautif dans ce dossier ? A priori le magistrat , les enquêteurs, les fonctionnaires qui ont prélevé la plainte initiale!
Pourquoi le titre n’ est-il pas explicite : « un magistrat condamne de manière abusive une jeune homme sous une plainte diffamatoire » ou encore « des enquêteurs judiciaires ont fait condamné un innocent » ?
Pourquoi ce détournement subtile de responsabilités ?
Pourquoi cette omerta cautionnée par la presse sur la profession de magistrat qui tente encore tant bien que mal de préserver une opacité sur la profession et maintenir ainsi pouvoir et privilèges s’opposant ainsi tant bien que mal au changement, à l’ouverture ?
Cette posture explique le décalage observé et les dérives à tous les niveaux : justice (condamnation abusive, maltraitance assermentée) , presse (voyeurisme pour son chiffre d’affaire), société (monsieur tout le monde qui se dit ma situation reste encore meilleure). Le tout est bien formaté, standardisé à souhait.
Les garde-fous s’imposent. Un peu de transparence dans ce monde institutionnel ne ferait pas de mal. La justice doit être maintenant affaire de tous et non plus l’affaire d’une poignée d’individus. Cet exemple est une fois de plus une preuve ir -ré-fu-ta-ble (voire même assermentée).
Qui dit mieux !


