Coup de gueule : Saint-Omer était-il pestiféré ?

Des associations, de simples citoyens, ont rendu hommage à François Saint-Omer qui a été et restera un très grand Réunionnais.
Exception faite de Patrick Lebreton, aucune de nos piètres personnalités politiques n’a eu le moindre mot, fût-ce pour présenter des condoléances à sa famille.
Ce n’était pourtant pas n’importe qui, notre Franswa. Lutte incessante pour la préservation de notre identité culturelle… Une vie de labeur au service des plus démunis… La vulgarisation au sens noble de la connaissance des tisanes, loin de tout mercantilisme… Une émission radiodiffusée, voici quelques décennies, qui a battu tous les records d’audiométrie, « Les tisanes de François Saint-Omer ». Ce n’est pas rien.
On aurait pu croire que nos dirigeants, qui n’ont que les mots « intérêt public, patrimoine, identité, etc. » auraient au moins un mot pour saluer un grand Réunionnais qui n’a jamais pensé à ses intérêts propres.
C’est peut-être pour ça qu’ils lui en voulaient, nos puissants, en fait ?
Parce qu’il n’a jamais bradé sa liberté de penser, encore moins sa liberté de parole. Il n’a jamais trahi ses convictions, jamais trahi un ami, jamais retourné sa veste, pratiques quotidiennes dans notre landerneau politique. Il gênait, certes, mais nous on aimait.
Gardez donc votre silence, mesdames et messieurs les dirigeants. Il vaut peut-être mieux, en fin de compte, que vous ne disiez rien. Vous auriez du mal, en l’ouvrant, à vraiment dissimuler votre hypocrisie native.
Trouvez bizarre, après ça, que la population vous méprise, vous vilipende, vous déteste, et se détourne de la chose politique.
Merci à toi, Franswa ; ces dernières remarques sont ta dernière leçon, ton ultime conseil à tes amis :
« Méfiez-vous des faux-semblants. Il y a les tisanes qui guérissent… et celles qui tuent ! »
Jules Bénard


