Assises des braqueurs de l'Ouest: Les accusés frôlent l'outrage au tribunal

Le procès aux Assises des braqueurs de l'Ouest a repris ce lundi matin après une interruption imprévue vendredi après-midi. Alors qu'ils sont cinq sur les sept accusés à risquer la perpétuité, tous demeurent impertinents, provocateurs, dissipés.
Ils l'avaient annoncé sous forme de menaces aux policiers, les jeunes hommes ont multiplié les esclandres durant cette nouvelle journée de procès consacrée au déroulement des faits du 29 mars 2012, lors du cambriolage du bâtiment des Chais de france, du vol de la station Elf et de la boulangerie Trois Epices à Saint-Paul.
La cour a tenté de comprendre le rôle de chacun. Les sept accusés n'ont cessé de répondre de façon évasive, solidaires les uns aux autres. Le président Jean-Pierre Szysz demande par exemple au plus âgé du groupe: "Qui a eu l'idée du vol?" Il répond : "Nout toute!". Ce à quoi le président rétorque: "Ne nous prenez pas pour des billes. Personne ne sait rien. Il n'y a surtout pas eu préméditation à vous entendre".
Quand l'avocat général, Bruno Badré, demande à Yohann Kiry pourquoi les témoins ne sont pas venus, pourquoi ont-ils eu peur, selon lui: "Mi connais pas monsieur, ou la peur d'moin ou !", répond-il d'un ton provoquant. Les réponses frôlent parfois l'outrage au tribunal. Le président de la cour ne cessera de les rappeler à l'ordre pour maintenir le calme au sein de la salle d'audience.
L'un d'eux quittera la salle après qu'un policier lui ait demandé de se calmer. Le retour à la geôle ne se fait pas sans difficultés. Un peu plus tard, ses camarades se plaignent de ne pas pouvoir fumer entre midi et 14 heures. L'un insiste, se plaint, devient insolent: Il finit par être sorti de force par les policiers.
A la levée de séance, le président de la cour a expliqué qu'après une matinée d'étude des dépositions des victimes, demain, la journée de mercredi sera consacrée aux plaidoiries des avocats ainsi qu'aux réquisitions de l'avocat général avant l'annonce du délibéré, jeudi.


