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Réponse à M. Paulet Payet suite à ses interventions mensongères sur la gestion du Bato Fou
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Ecrit par zinfos974 – le vendredi 28 mars 2014 à 17H53

Lors des débats télévisés des 26 et 27 mars 2014 sur les plateaux d’Antenne Réunion et de Réunion Première, Mr. Paulet Payet, Maire du Tampon, s’est expliqué sur la situation catastrophique du tissu associatif Tamponnais, et plus particulièrement celle du Bato Fou.
Des propos mensongers ont été exprimés de sa part et nous tenions ici à rétablir la vérité sur les raisons de la disparition du Bato Fou.
- le Bato Fou est depuis 1995 une salle de spectacle axée sur les musiques actuelles, comme l’est le Kabardock au Port ou le Palaxa à St Denis, gérée par une association employant trois salariés ayant la responsabilité de la gestion financière, du développement du projet, de la programmation artistique et de la médiation en direction des populations. Arrivé fin 2009 au Tampon, le Bato Fou a, pour fonctionner comme toute salle de spectacle, besoin d’un lieu dédié, de financements croisés (Ville, Département, Région, Etat et dans certains cas intercommunalités et Europe) et d’un soutien appuyé de la Ville, notamment en termes de moyens et de locaux mis à disposition.
- le Maire d’alors Mr. Didier Robert, convaincu de la pertinence du projet, puis son successeur M. Paulet Payet, se sont engagés à fournir à l’association un outil de travail (courrier du 25 mars 2011), à savoir le Kiosque 1 à Bourg Murat (en tant que future salle de spectacles) et la maison de l’Office de Tourisme de la Plaine des Cafres (en tant que futurs bureaux administratifs).
- la Ville s’est engagée dans ce courrier, puis lors de deux comités de pilotage (mai & juin 2011) en présence des autres collectivités partenaires, à lancer des travaux d’aménagements pour transformer le Kiosque 1 en salle de spectacle équipée.
- En décembre 2011, nous avons fait face au blocage du dossier par Mr Paulet Payet, stoppant ainsi les études prévues pour être déclenchées début 2012, alors que l’investissement allait être porté à 80% par la Région Réunion et l’Etat.
- Le 24 septembre 2012 fut notre dernière rencontre avec le Maire. Depuis, il n’a exprimé aucune volonté de relancer ce dossier et a même refusé de nous recevoir par la suite :
- 5 courriers de demande de rendez-vous ont été envoyés (courriers du 26/10/12, 08/12/12, 12/03/13, 14/08/13 et 03/10/13), sans aucune réponse.
- la Fédération des lieux de spectacle vivant de La Réunion, saisie de la situation du bato Fou, l’une des salles adhérentes, a envoyé un courrier au maire du Tampon le 27/04/13, courrier lui aussi resté sans réponse. Le Maire du Tampon a ainsi décidé de tourner le dos à une fédération représentant plus d’une douzaine de salle de spectacles de La Réunion.
Le Maire a délibérément laissé ce dossier sans réponse, laissant ainsi mourir l’association à petits feux, de la manière suivante :
- en ne tenant pas son engagement de doter l’association d’un outil de travail (une salle aménagée et équipée) lui permettant d’acquérir des fonds propres (recettes) et ainsi moins dépendre des seuls financements publics;
- en diminuant de 50% son soutien financier sur deux exercices consécutifs, asphyxiant définitivement l’association
Parallèlement, la Ville a, sous la mandature de Mr Paulet Payet, diminué son soutien financier de 50% :
2010: 100 000 € (maire: Didier Robert) 2011: 100 000 € (maire: Paulet Payet)
2012: 50 000 € (maire: Paulet Payet) 2013: 50 000 € (maire: Paulet Payet)
Soient 200 000€ en trois ans sous sa mandature et non 300 000€ comme dit lors des débats télévisés.
Pour information, tous les financeurs publics du Bato Fou, dont la Ville du Tampon, reçoivent chaque année les rapports moraux, financiers et d’activités. Ces informations sont donc transparentes et consultables.
Voici le détail des subventions perçues en sachant qu’une scène de musiques actuelles en ordre de marche reçoit en moyenne entre 500 000€ et 1 000 000€ par an en fonctionnement normal.
Le Bato Fou n’a jamais considéré la Ville du Tampon comme « une banque » pour reprendre les termes de Mr Paulet Payet et toujours selon ses dires « 320 associations ont été soutenues en 2010, 320 en 2014 et pas une n’a disparu ». Nous n’avons donc que très peu d’existence à ses yeux, ceci est fort méprisant pour les bénévoles et les salariés soucieux de leur implication professionnelle et de l’utilisation rigoureuse des fonds publics.
Les artistes et les nombreux partenaires du Bato Fou apprécieront également.
M. Paulet Payet fait là un procès absolument malhonnête à l’association. Son silence depuis plus d’un an et demi et le mépris qu’il a affiché pour le Bato Fou est à l’image de son désintérêt profond pour la culture, véhicule universel de valeurs, de respect, et de cohésion sociale.
Non, le Bato Fou n’a pas cessé son action pour la population Tamponnaise à cause de problèmes de gestion, les rapports annuels de notre expert-comptable et notre commissaire aux comptes l’attestent: c’est bel et bien le désengagement progressif de la Ville et l’absence de soutien public et financier du Maire du Tampon qui ont provoqué l’asphyxie lente et inexorable puis la disparition du Bato Fou, ce qui a été relevé par les membres du Tribunal de Commerce de Saint-Pierre lors de la procédure de liquidation judiciaire du 26 décembre dernier.
La vérité se devait d’être rétablie.
Eric JURET,
Président de l’association BATO FOU
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