Le scandale de la SIB ? c’est la mondialisation péï !

La SIB réunionnaise fait partie d’une multinationale qui engrange des bénéfices considérables sur le plan mondial. La SIB fonctionne bien, avec des ouvriers qualifiés. Elle a ses fournisseurs, ses clients, et dégage des bénéfices annuels honorables.
Pourtant, dans une logique (!) mondialiste, globale, ultralibérale, suivant l’impitoyable loi des marchés, la SIB va être liquidée. Cherchez l’erreur.
Vous me direz que je suis poursuivi par mes vieux démons. Erreur ! C’est moi qui leur taille des croupières. Et je continuerai à leur mordre le cul tant qu’ils n’auront pas rétabli l’ordre sacré des choses. Cet ordre des choses est simple : la valeur travail doit retrouver sa vraie place dans l’économie, la première, qu’on lui a volée au profit de la valeur fric.
La SIB est-elle en déficit ? Absolument pas. Elle fait des bénéfices ; mais, selon les canons d’une monstrueuse loi économique actuelle… ELLE N’EN FAIT PAS ASSEZ ! C’est là son crime, en fonction de quoi on lui applique la peine capitale.
C’est ce qui s’est passé en Lorraine pour les sociétés sidérurgiques englobées, pour leur plus grand malheur, dans le groupe mondial du sinistre Mittal. Elles faisaient du bénéfice… MAIS PAS ASSEZ !
Autrefois, quand une société par actions engrangeait 8 % de bénéfices annuels, on sautait au plafond. Normal ! Si j’avais de quoi investir, je serais heureux de recueillir un bénéfice.
Aujourd’hui, à moins de 15 % d’augmentation, on vire les dirigeants !
Aucun chef d’Etat au monde ne se fait plus d’illusion : il ne dirige rien. Ce sont les multinationales qui gèrent selon leur bon vouloir. Quant aux institutions européennes qui imposent, par exemple, des règlements iniques à nos agriculteurs, elles ne gèrent rien du tout : elles obéissent, moyennant finances, aux lobbies des multinationales qui, à Bruxelles, errent comme des vautours autour du cadavre de l’Europe.
La constatation est effarante : un papa, avec un emploi, va aux Restos du Cœur pour nourrir sa famille.
Merde ! on n’a quand même pas peaufiné une civilisation durant 2000 ans pour se noyer dans ce cloaque ?
Les économistes les plus modérés disent qu’il y a assez de richesses naturelles et d’argent sur la Terre pour mettre très vite un terme à tous les fléaux : famines, épidémies, etc. Reste à enrayer les dictatures, fussent-elles politiques ou économiques.
« Delenda est Carthago ! »
Je ne changerai pas d’opinion, dussè-je en périr ! Il faut foutre en l’air cette économie inhumaine, qui laisse sur le bas-côté les plus méritants.
Nos dirigeants politiques actuels, c’est évident, n’ont ni l’intelligence, ni assez de couilles au cul pour affronter le monstre multiforme. Fussent-ils de droite ou de gauche. D’extrême-droite ou d’extrême gauche. La solution ?
Je ne suis ni politologue, ni économiste, ni sociologue. Je ne suis, en ma qualité de journaliste, qu’un humble observateur. Qui s’autorise parfois à émettre un avis.
Et mes observations me conduisent à un avis redoutable mais…
La France est devenue le pays des Droits de l’Homme après 1789. Il faudra sans doute refaire, à l’échelle mondiale cette fois, un 14-juillet qui rendra aux valeurs leur juste place.
L’Humain avant tout ! Aux armes, citoyens !
Jules Bénard


