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La crise requins, l'Etat, les associations, les communes... ou une illustration "ultra-périphérique" de la République de la forfaiture et du jupon dits "normaux"

Les bénévoles associatifs sont exsangues après 3 ans de crise requins : 3 ans de tentatives de muselage des opposants par des éco-terroristes de la pensée unique et même de la part d'organismes publics tels que l'IRD et la RNMR, de mensonges de pseudo-scientifiques mais vrais idéologues misanthrtopes, trois ans de (non)gestion calamiteuse par l’État, et surtout trois ans de drames humains et un naufrage économique et social qui n'en finit pas... Ces bénévoles étaient persuadés que l’État allait finir par prendre la mesure de la situation et de SA responsabilité... Sachant que le Conseil d’État a clairement pointé ses fautes et carences et donné des pistes pour tenter de résoudre cette crise. Et pourtant...
Ecrit par zinfos974 – le vendredi 24 janvier 2014 à 09H51

Le problème, car il y a un problème, est que notre président de la République est un curieux personnage, cynique, faux-gentil et surtout grand manipulateur bien que très petit par le courage politique => tout ce qui émane de cette présidence dite "normale" est du même tonneau, ainsi ce préfet "écolonialiste", M. Marx, qui préfère clairement la vie de poissons anthropophages à celles d'ultra-marins infra-humains. Un préfet issu de la mouvance verdâtre qui nous ferait presque aimer les énarques et leur science de la manipulation des masses... Au moins ces énarques entravent-ils quelque chose au droit public et aux obligations de l’État.

Qu'importe le fait que la Réunion lui ait permis d'être élu, à Hollande (il a fait ici un score Nord-coréen, Nord-Corrézien pourrait-on dire) : électoralement et surtout médiatiquement nous ne valons pas grand-chose, bien moins qu'une actrice de seconde zone amatrice de Flambys passés de date et saturés en lipides. Et puis les réunionnais de métropole, contrairement aux antillais, ne font pas de bruit, ne se plaignent pas et ne disposent pas d'associations puissantes type le CRAN pour entretenir la culpabilité post-coloniale... et obtenir des postes de ministres de l'outre-cuidance lesquels sont réservés aux guadeloupéens et martiniquais, tellement plus méritants apparemment que les réunionnais. Assis, couché, pas bouger.

Si la crise requins avait eu lieu en Martinique, au hasard, aucun doute que le sinistre Lurel aurait procédé à une salutaire extraction rectalo-digitale... et se serait abstenu de ces rictus et ricanements à l'énoncé des drames que subissent TOUS les réunionnais (souvenez-vous son attitude infecte à l'A.N.).

Car il vaut mieux sacrifier un territoire d'Outre-mer docile plutôt que de passer pour un tiède de la révolution -factice- verte/brune : l’État ne fera rien pour résoudre la crise requins car il préfère plaire aux ONGEs qui n'ont jamais posé un pied à la Réunion, et se plier à leurs prises d'otage médiatiques (pétitions numériques calomnieuses, sites de propagande au verbiage repris littéralement par les "nouveaux journalistes 2 moins zéro") plutôt que de prendre le risque de l'action qui mouille (le maillot, hein François ?). Mieux vaut de gros mensonges vertement corrects plutôt que de sauver des vies humaines (d'enfants gâtés de l'Ouest, la bonne affaire !) et le tissu économique d'un territoire... qu'il sera finalement bon de réduire un peu plus au servage de l'emploi aidé et de la subvention publique (ré-élection assurée) ?

Logique de succion de l'intérieur, d'aspiration de la dignité à l'endroit de sous-citoyens issus d'un sous-département sous-français dirigé par un sous-président avec sa sous-première dame sur-cocue, entretenue par 60 millions de français, tout autant cocus. Votre serviteur, qui a voté pour ce type, se flagelle tous les matins de ce fait, d'ailleurs...

Hier, une délégation de l'association Protégez Nos Enfants a eu un rendez-vous avec la sous-préfète de St Paul. Laquelle lui a expliqué, en grossissant le trait mais à peine, que l’État ne fera rien, que l’État se fout d'une minorité telle que celle des usagers de la mer (usagés de l'amer) : pas assez nombreux, sans doute pas assez violents (remember ces sauvages de bonnets rouges devant qui Hollande et ses sbires ont baissé la culotte), peut-être jugés - à tort mais qu'importe- trop "métropolitains" pour mériter que l’État fasse son travail...

Bref l’État ou ce qu'il en reste lancera trois cacahuètes aux communes et surtout aux associations de citoyens bénévoles si bon lui semble, si ces communes et associations s'avèrent "porteuses de projets" (c'est comme cela que l'on dit dans la novlangue administrative bien-pensante) bien "éco-responsables", non pas parce que ces usagers ont eu tort dans la désignation des facteurs responsables de cette crise requins (réserve dans sa configuration actuelle, ferme aquacole et j'en passe), mais bien parce que ça fait pas bien sur la scène nationale et internationale de s'en prendre à des gentils requins bouffeurs de (sous) hommes et de touristes.

Et puis comme l'a dit cette sous-préfète, l’État n'a pas à sécuriser des loisirs... Ce à quoi on lui répondra que sécuriser des activités de loisirs et sécuriser le territoire de la République, ce n'est pas exactement la même chose. De surcroît le Conseil d’État s'est inscrit en faux vis-à-vis de cette position ubuesque, anti-juridique et anti-humaine. Sans doute M. Marx n'a-t-il pas compris la leçon prodiguée par l'auguste juridiction suprême, il lui faut sans doute une nouvelle condamnation, au fond cette fois-ci.

La sécurité publique est la première des missions régaliennes de l’État, historiquement c'est même pour des raisons de sécurité que la forme Étatique est née. Également, le Conseil d’État a clairement pointé la responsabilité de l’État dans cette crise, rappelons-le encore une fois.

"Externaliser" en direction de bénévoles associatifs une mission de sécurité publique donc participant du maintien de l'ordre public, voilà une première dans l'histoire de notre beau pays. Au moment même où Hollande entretient ses maîtresses à nos frais, la forfaiture, le déni de justice et de République que représente cette position lâche et attentiste a un goût particulièrement amer. L'huile de foie de morue "normale".

Nul doute que, puisque cet État refuse de faire son travail le plus élémentaire, la justice administrative si elle est saisie saura le condamner une nouvelle fois... mais peut-être qu'il s'en fout ?

Précisions : 1 / au terme de cette entrevue, on a appris que l’État procèdera tout de même au démontage de la calamiteuse ferme aquacole. Car Bejisa a été "porteuse du projet" (le cyclone l'a partiellement démolie). Vivement un cyclone sur l’Élysée, force 1000 de préférence.

2/ l’État reconnaît tout de même que la pêche commerciale de ces requins bouledogues est une solution pour abaisser le niveau délirant qu'a atteint le risque requins chez nous. Merci bien. Mais revenons aux circonstances ayant présidé à l'édiction d'un arrêté ciguatera interdisant la commercialisation des ces braves poissons bouffeurs de gens : il semblerait d'après nos informations (jamais démenties jusqu'alors) que cette suspicion de ciguatera ait été actée en vertu de l'analyse d'UN requin dont on ne sait s'il était réunionnais, en 1999. Une escroquerie de plus ? D'autant que tous les scientifiques dotés d'un cerveau non contaminé par la bêtise conservationniste reconnaissent que si les requins avaient été atteints de la ciguatera, tous les prédateurs (thons, carangues etc) le seraient aussi.

Au final c'est bien grâce à l'action des assos que l'on a lancé l'étude ciguatera 2. Merci donc à nos camarades de PRR pour leur boulot dans cette voie et également leur investissement dans le projet Cap requins. Le peu qui est fait l'est uniquement grâce à des bénévoles associatifs, afin de corriger les erreurs monumentales d'un État défaillant sur tous les plans. Du jamais vu, un pur scandale.

Également : l'IRD local, organisme d'état, a menti moult fois, sur la "non-sédentarité" d'une espèce sédentaire par définition, inondant la presse locale et nationale de déclarations plus fallacieuses et contradictoires les unes que les autres. Ainsi également et entre autres mensonges, quand madame Chabanet affirmait que l'augmentation de la biomasse de la réserve n'était pas significative et donc qu'il n'existait aucun "effet réserve" susceptible de fixer des requins bouledogues en son sein. Aujourd'hui elle affirme dans Géo que sur les pentes externes du récif de St leu, l'augmentation de la biomasse a été conséquente, de l'ordre de 2100% pour certaines espèces(d'après ceux qui ont lu le magazine, si inexactitude merci de corriger en commentaire).

Si ce n'est pas se moquer du monde...

On attend donc la décision du procureur de la République au sujet des poursuites pour homicide involontaire et mise en danger délibérée de la vie d'autrui.

 

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