Ratenon s'insurge contre l'augmentation du prix du gaz

Jean Hugues Ratenon, président de l'ARCP (Alliance des Réunionnais contre la pauvreté) est venu apporter ce matin son soutien aux grévistes de Citroën et leur présenter ses vœux de fin d’année. L'occasion aussi pour le président de l’ARCP de commenter les récents évènements qui "bouleversent" l’économie locale: le chômage, le décret sur les carburants et le prix du gaz.
Le taux de chômage fait selon lui baisser le pouvoir d’achat: "Le charriot type qui a augmenté de 15 à 30% l’illustre parfaitement". Le Président de L’ARCP s’insurge contre "le mutisme de la classe politique face à la souffrance de la population qui ne trouve pas d’emploi".
Toujours favorable au décret Lurel
Le Président de l’ARCP est également toujours favorable au décret Lurel, qui veut instaurer plus de transparence quant à la tarification du carburant, et qui selon lui ne s’en prend pas aux stations-service, mais aux pétroliers. Pour lui, la question essentielle demeure: "Quelle est la relation entre les stations essences et les compagnies pétrolières ?"
Les marges sur le carburants seraient beaucoup plus élevés à La Réunion qu'en métropole: "On avoisinerait les 20 cts par litre. J’ai l’impression que les stations ne veulent pas que l'on touche aux pétroliers mais ça ne les embête pas de prendre dans la poche du petit Réunionnais".
Il demande à l’État de ne surtout pas céder, car pour lui "il est impératif de faire cesser les abus présents à La Réunion, car ne rien faire serait tourner le dos à la population". Et il ajoute: "on veut bien soutenir les stations-services mais c’est une honte de faire ce chantage sur le dos des travailleurs. Conserver les milliers d’emplois de pompistes, oui, mais quand est ce que l’on améliore leurs conditions de travail?".
L'augmentation du prix du gaz
Le Président de l'ARCP réagit aussi vivement à l’augmentation de 11,8% du prix du gaz et accuse les stations essences de bloquer les ventes pour bénéficier d’une marge supérieure dans quelques jours.
"Nous avons fait l’expérience dans l’Est de l’île, dans les communes de Saint-Benoît, de Saint-André et de Bras-Panon. Comme par hasard, un nombre considérable de stations sont en rupture de stock de gaz"...
A la Réunion, la majorité de la population consomme du gaz, ce qui représente près de 15% du budget mensuel de chaque foyer. "Cette augmentation, ce n’est rien pour le Préfet ou pour le Parlementaire. Mais pour ceux qui vivent des minimas sociaux ou le Smic, c’est énorme", renchérit Jean Hugues Ratenon.


