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Réveillon: Les autorités interdisent l'organisation d'une soirée électro à Trou d'eau

Ecrit par Ludovic Grondin – le lundi 30 décembre 2013 à 18H17

Les conditions météo auraient peut-être eu raison de la fête en plein air pour ce 31. Il n'en demeure pas moins que la sous-préfecture de Saint-Paul a clairement dit non à l'organisation d'une soirée électro sur le sable de Trou d'Eau.

"On est sur cette organisation depuis quatre mois. On a confié la procédure à notre avocat mais celle-ci n'a pas été faite dans les temps", n'a appris qu'aujourd'hui Nicolas Denis, organisateur de la "Bass Familiy", le nom que devait porter cette soirée électro pieds dans l'eau (ou presque).

Ce lundi matin, un rendez-vous en forme d'ultime espoir s'est tenu en mairie de Saint-Paul. La douche froide pour le gérant de Biobass. "On nous a dit que notre dossier ne tenait pas compte suffisamment de la sécurité", explique-t-il avec beaucoup de déception.

Nicolas Denis craint que la description de cette soirée ait eu un effet rédhibitoire sur le responsable sécurité à la sous-préfecture de Saint-Paul. "On savait depuis quelques jours que la manifestation n'allait pas être autorisée mais nous n'avions pas de courrier officiel. Alors en mairie ce matin, ils sont allés en préfecture chercher le courrier en mains propres afin de s'assurer que je n'allais pas jouer sur cette faille", raconte-t-il. "Cette fois-ci c'est raté. Nous n'allons pas braver l'interdit car nous serions sous le coup d'une saisie de matériels et il y en a pour 50.000 euros tout de même".

De la techno allait être diffusée. "On était prêt à faire des concessions. Si on nous disait que le niveau sonore était un problème, on était prêt à baisser le volume", explique-t-il, avant d'ailleurs de réfuter le terme de "rave party". "Si tous les gens qui diffusent de la techno sont catalogués rave party, ça devient problématique...", plaide-t-il la bonne foi. "Qu'aurait-il fallu qu'on annonce ? Qu'on allait diffuser du maloya ?" demande-t-il, désabusé. Forcément amer pour cette occasion ratée, il pointe du doigt d'autres structures installées sur le bord de mer qui minimisent volontairement le nombre de visiteurs qu'ils comptent accueillir le soir du réveillon tout en laissant entrer le double. "Faut-il mentir dans notre dossier de présentation ?"

Soirée électro en accès libre

La manifestation était en accès-libre, une formule que l'organisateur défend, "on voulait quelque chose de gratuit. Faire payer, ça allait à l'encontre de notre politique", mais celle-ci a peut-être eu l'effet inverse : celui des débordements mais aussi de la gestion des déchets.

Ce site idyllique de la Saline les Bains devait accueillir au bas mot 500 personnes selon son organisateur. Une évaluation sans doute sous-estimée au regard de l'afflux attendu le soir du 31 sur les plages de la côte Ouest. "Oui pour être honnête, 500 c'est uniquement les personnes qui viennent spécialement pour cet événement, après ça aurait pu monter à 2.000 en comptant les gens de passage", explique-t-il. Disons que l'épisode de Planch'Alizé il y a deux ans a fait jurisprudence.

Devant cette immense déception pour les amateurs d'électro, Nicolas Denis promet de ne plus se faire avoir de la sorte pour les prochaines échéances. A commencer par la fête de la musique de juin prochain. "Dès janvier, nous déposerons une demande auprès des autorités, pareil pour le 31 décembre 2014", prévient-il.

La rencontre de ce matin en mairie a laissé entrevoir de plus nets espoirs. "Les élus de Saint-Paul m'ont assuré de leur soutien pour les prochaines manifestations". Biobass a quelques mois pour peaufiner ses lacunes et présenter un dossier d'organisation crédible.

 

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