Repaire de Là-Bas Si J'y Suis n°92: Sentience, droit et bien-être des animaux

Faisant indirectement suite à nos présentations sur le végétarisme et la biodiversité de l’année passée, la conférence d’AID s’attaque ce soir au respect du vivant, dans les suites d’une discussion qui se tient au sein de l’Espace éthique. Pour illustrer notre propos,nous nous assiérons sur trois concepts :
- Le premier, philosophique, celui de sentience, capacité à ressentir opposé à la raison, capacité de penser, selon les philosophes modernes.
- Le deuxième, éthique, celui de bien-être animal, évitement maximal de toute souffrance animale, qui passe par l’amélioration de la condition animale dégradée par l’utilisation et l’exploitation des animaux par les humains. Cet « animal welfare » s’applique avant tout aux animaux domestiques, source de nourriture, d’autres produits animaux (par exemple les fourrures), force de travail, objets de recherche biologique, ou animaux de compagnie. Les partisans du bien-être animal, plutôt conséquentialistes, mettent l’accent sur les conséquences de l’action humaine
- Le troisième, juridique, celui du Droit des animaux, où l’on fonde la morale sur le droit, et c’est plutôt l’affaire des déontologistes. Les intérêts des animaux sont partagés avec ceux des êtres humains (comme éviter la souffrance). Ici intervient l’idée que les animaux ne doivent plus être considérés comme objets mais comme sujets, membres de la communauté humaine.
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