Daniel Gonthier a la mémoire courte

A en juger par les propos tenus devant la presse récemment par Daniel GONTHIER, tant par sa vulgarité que par la colère manifeste dont il a fait preuve, il y lieu de croire que les déclarations d'intention d'un possible vote de l'UMP en faveur d'un candidat du Front National en cas de duel PS/FN ait produit tous ses effets pervers sur l'âme sensible de l'édile de Bras-Panon.
Toute la haine qu'il éprouve à l'égard des socialistes est contenue dans une seule phrase qui démontre à quel point cet homme n'est en rien un démocrate, encore moins un républicain, ne digérant toujours pas à ce jour la défaite de Sarkozy et accusant François Hollande d'avoir mis la France dans la « merde ».
Comment peut-il à ce point nier la réalité de ce pays qui a été gouverné pendant dix ans par la droite et vouloir en faire porter l'héritage qu'elle a laissé au nouveau Président de la République.
Je me permets de rappeler tout de même que lorsque le gouvernement Jospin a quitté le pouvoir en 2002, le déficit de la France était de 451 milliards d'euros et représentait moins de 50 % du PIB. Et lorsqu'en 2012, c'est-à-dire pas plus tard que l'année dernière où Sarkozy a été expulsé du pouvoir, la dette s'élevait à plus de 1 800 milliards d'euros, soit près de 93 % du PIB. Les comptes sociaux étaient tous fortement déficitaires. Le pays comptait un million de chômeurs de plus en 5 ans et la croissance économique était nulle. François Fillon alors 1er ministre déclarait même que la France, celle que la droite a laissée, était en état de faillite.
Ne vous en déplaise Monsieur GONTHIER, le changement a eu lieu et une autre politique est désormais menée par les socialistes. Celle du redressement de la France dans la justice sociale nécessitant il est vrai certains efforts de la part de certaines catégories. Il ne pouvait en être autrement au vu de l'ampleur du déficit. Sarkozy, lui avait réformé l'ISF en faveur des plus fortunés de ce pays privant ainsi la France de près de 2 milliards d'euros de recettes alors que nous étions en pleine crise financière.
Depuis l'élection de François Hollande, le changement c'est des contrats d'avenir et des contrats de génération pour notre jeunesse, c'est le relèvement du plafond de la CMU au profit des plus défavorisés, la création de 60 000 postes dans la fonction publique, le CICE pour inciter les entreprises à embaucher, le relèvement du barème pour les étudiants afin de leur permettre de suivre leurs études universitaires, la revalorisation de l'allocation adulte handicapé et de l'allocation de rentrée scolaire, …
Les élections municipales approchent et vous savez que vous êtes mal assis. Vous qui vous êtes caché dans votre parc national des hauts pour fuir un ministre UMP en visite dans l'île il n'y a pas si longtemps de cela, vous venez sans aucune gêne et comme si de rien n'était de reprendre votre carte UMP car votre seul espoir réside dans un éventuel vote sanction à l'égard de François Hollande et du gouvernement alors que ce sont vos ex-nouveaux amis de l'UMP qui sont à l'origine des difficultés financières de notre pays et qui ont mis la France dans la « merde », pour reprendre votre expression.


