Missive au préfet

M’étant fait dérober il y a plusieurs mois ma sacoche par un vol à la portière, il me faut refaire tous mes papiers. J’ai commencé par ma carte d’identité (avec achat de timbres fiscaux) puis par la carte grise. C’est au moment de refaire le permis de conduire que les choses se gâtent. Car, pour refaire son permis, il faut avoir une carte d’identité en bonne et due forme. J’ai donc attendu cette pièce pour me rendre à la préfecture. Au moment où je me suis renseigné à la préfecture, il m’a été dit aimablement que ça me coûtera 69 €. J’ai conclu (à tort) que je devais acheter 69 € de timbres fiscaux. Le petit commerce proche au Barachois qui en vend ne m’a pas dit non plus que pour le permis de conduire il ne fallait pas payer par timbres fiscaux. Le service des permis a donc refusé mon paiement et indiqué que je devais me faire rembourser par le Trésor public.
Là encore, nouveau problème : le Trésor public ne rembourse pas en espèces (il en a pourtant). Il me faut donc écrire pour demander un remboursement par virement bancaire, joindre un RIB et une photocopie de mes timbres fiscaux. Après un délai d’attente, ayant bien obtenu mon remboursement, je me rends en préfecture hier matin pour, enfin, déposer tous mes documents. On me dit alors que mes docs ne sont plus à jour avec le nouveau permis et on me demande de remplir soigneusement et séparément deux exemplaires nouvelle formule de la demande. Ce que je fais sur place avec le stylo noir de la préfecture.
Au second guichet, on me dit que la photocopie de mon attestation de domicile n’est pas à jour. Je le sais et j’avais porté une enveloppe récente encore cachetée d’EDF à mon adresse.
On me reproche de ne pas en avoir fait une photocopie. Je demande s’il est possible d’en faire une à la préf. Réponse : il y a plus loin une photocopieuse mais on ne sait pas si elle fonctionne ! ! ! Mais le pire est à venir. Une responsable me dit que mon adresse est mal libellée. À 60 berges, je crois savoir encore rédiger mon adresse postale qui n’est autre que celle figurant sur ma quittance de loyer et qui me permet de recevoir toutes mes lettres, en simple ou en recommandé, depuis une dizaine d’années déjà.
Peut-être est-ce l’imprimé de l’État qui n’est pas logique ? Puis, devant mon mécontentement courtois mais parfaitement audible des personnes présentes, arrive le responsable du service des permis qui m’affirme péremptoirement que, de toute façon, avec une si mauvaise graphie, mes documents ne seront pas être acceptés. Je ne suis pas calligraphe mais mon document rédigé en lettres capitales est parfaitement lisible (pièces jointes par mail). Il ne s’agit, manifestement, que de mesquinerie et d’abus de pouvoir de la part d’agents de ce service qui me remettent finalement un document autocopiant. Pourquoi ne pas l’avoir fait dès le début ?
Et, cerise sur le gâteau, on me reproche que ma signature, dans le second imprimé signé par moi, touche le cadre noir. Mais, avec un cadre si exigu, dû à une mauvaise conception de la mise en page de l’imprimé administratif, on a 50 % de chances de toucher le cadre noir. Et, également, de ne pas faire une signature spontanée authentique. Pourquoi ne pas préciser dès le départ à l’accueil de commencer à remplir le formulaire par la signature ? ? ? Je vais donc faire une photocopie de mon imprimé où ma signature ne touche pas les bords ainsi que de ma dernière facture EDF et remettre le tout à ce service des permis de conduire.
J’espère que mon cinquième passage dans ce service sera le bon. C’est moi qui ai fait refaire à l’échelon national le cadre réservé à la signature des cartes de stationnement des handicapés (et la plastification de la carte station debout pénible) et je vous prie de faire le nécessaire également pour l’agrandissement de la hauteur du cadre pour la signature de l’imprimé du permis de conduire. Je ne suis pas le mauvais élève du cours élémentaire 1 à qui l’on devrait faire des remontrances et coiffer d’un bonnet d’âne ! ! !
Salutations républicaines.
Armand Gunet


