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Absolution de la meute : à quoi rêvent les Jurés ?

Ecrit par zinfos974 – le vendredi 12 juillet 2013 à 10H03

Il est de bon ton de ne pas commenter une décision de justice. On se demande bien pourquoi : si la justice est rendue au nom du peuple, ce dernier a le droit de dire quand ça le défrise. Alors, une fois encore, je vais ouvrir ma grande gueule parce que, comme l’immense majorité de mes concitoyens, je me sens en insécurité et pas protégé pour un rond par ceux qui, soi-disant, sont là pour ça !

Il n’y a pas que sur Freedom que les gens crient leur peur. D’autres radios, la presse écrite, les télévisions se font régulièrement l’écho de cette trouille généralisée (et carabinée) qui va grandissante au sein de la population. Qu’on ne vienne pas me parler de paranoïa, c’est trop facile. Ces « quelques actes d’incivilité » qui ont coûté aux socialistes ce que l’on sait en 2002 ne sont pas du domaine du mythe, de la psychose collective. Et ce n’est pas en se mettant la tête dans le sable qu’on va éluder le problème.

Mille faits divers, chaque année, sont là pour prouver que l’on a raison d’avoir peur. Je répèterai une fois encore qu’il ne s’agit nullement d’accuser les forces de justice, de police et de gendarmerie d’impéritie. Leurs effectifs ont été sabrés depuis plusieurs années et un flic n’a jamais que deux bras et deux jambes ! Les dossiers non traités s’accumulent dans les greffes des tribunaux et les fonctionnaires chargés de l’ordre et de la justice consomment plus d’aspirine que de café.

La délinquance des jeunes augmente de façon exponentielle. On le ressent de façon quasi physique : la violence est à fleur de peau et elle explose pour parfois rien, un regard mal jugé, une cigarette que l’on refuse, un sac à main facile à arracher, une proie évidente de faiblesse…
Ce vieux monsieur, voici quelques jours, disait sur une radio que lui et sa vieille épouse avaient définitivement renoncé à leur petite promenade crépusculaire pour avoir été menacés et attaqués plusieurs fois. Ils se calfeutrent chez eux, portes et fenêtres cadenassées. Triste vie…
C’est lorsque les jeunes sont en bande, que dis-je, en meute, en horde, qu’ils sont les plus nocifs. Le courage, on le sait, demande « l’entourage ».

Ce malheureux jeune de la Plaine-des-Cafres l’a payé de sa vie.
On a alpagué les coupables et les jurés d’assises, qui avaient là une excellente occasion de faire un exemple, n’ont rien trouvé de mieux que de les absoudre, pour ainsi dire. Lâchement. En laissant la population seule avec elle-même et ses affres. Ca se résume à une admonestation timide : « Attention, les enfants, la prochaine fois, c’est la fessée ! »

Le drame est que les gens, ne se sentant plus protégés, s’arment de plus en plus, y compris en sortant de chez eux. Il y a des couteaux, des sabres, des gommes-cognes, des flingues dans les maisons, dans la rue, dans les voitures, dans les bus !

« A cause si mi gaingn in totochement dan’ chemin, mi sera pas tout seul pou tombe à terre ! »
C’est sûr qu’on n’a pas le droit de se faire justice soi-même. Mais alors, doit-on se laisser massacrer par des hordes de salauds forts de leur seul nombre sous prétexte qu’il n’y a pas assez de policiers ? On en revient au Far West, c’est à qui tirera le plus vite, et ça s’appelle la civilisation.

Jules Bénard

 

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