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Vachement gonflé, le Sarko !

Ecrit par zinfos974 – le lundi 8 juillet 2013 à 09H18

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« Au secours, moin lé au cul ! »
Vachement gonflé, le Sarko !

C’est de l’indécence : il en appelle au peuple, ce peuple qu’il a contribué à appauvrir !

L’ancien ludion de l’Elysée est ébahi, choqué, vexé, outré, qu’on ose lui parler d’argent. Déjà qu’il est mouillé jusqu’à l’os dans les affaires Bettencourt et Tapie. Voici que maintenant, ses propres condisciples du Conseil constitutionnel refusent de lui rembourser quelque 11 millions d’euros pour comptes de campagnes frauduleux ! Ce qui donne, pour ceux qui en doutaient encore, la juste mesure des rapports du personnage avec l’argent. Vexé comme un pou, il démissionne dudit Conseil, na ! Et un caprice d’enfant gâté, de plus, un !

Pour faire bon poids, on te lui colle une amende de 500 000 euros et quelques farines. Il va nous faire pleurer, ce brave homme. Ses porte-parole et porte-flingue hurlent à l’acharnement judiciaire (l’UMP n’a plus un kopek) pendant que lui-même y va de sa sébile (la point la honte, ça) devant le bon peuple de France. Tiens, ça me rappelle une vieille chanson d’Adamo : « A vot’ bon cœur, monsieur… »

Il aurait pu crier famine chez Liliane, sa voisine, ou solliciter les nombreux ultra-riches qu’il n’a cessé d’enrichir tout au long de son mandat ? Eh ben non. Il sollicite les fauchés qu’il a plumés pendant sa présidence. C’est-à-dire vous et moi. C’est-à-dire tous ceux dont le pouvoir d’achat, déjà maigre, tend aujourd’hui vers le néant. Ceux dont la gêne est devenue de l’indigence, et le mal-vivre du désespoir. Voilà son terrain de chasse.

C’est dans la droite ligne de ce qu’il a fait et méfait en 5 ans. Qu’on se souvienne du nombre de fois où il est venu nous la jouer à la télé, œil larmoyant, mine défaite d’un cocker triste, ton compassé de celui qui s’apprête à vous bourrer le mou :
« Tout le monde devra faire un effort ! » assénait-il à une population déjà exsangue. Un effort qu’il n’exigeait pas de ses potes, les patrons des multinationales triomphantes, bien sûr. Où irait-on s’il fallait faire casquer ceux qui en ont les moyens !

Nous étions sur les genoux, il nous a mis sur les rotules. Et remet le couvert. Ses sbires, séides, seconds couteaux et affidés locaux ne sont pas en reste : les listes de souscription à cette grande cause humanitaire sont prêtes. Père Pédro n’a qu’à bien se tenir, lui à qui les Copé, Robert et autres Fontaine n’ont jamais accordé qu’un regard condescendant. Des démarcheurs comme ça, on n’en fait plus.
Ils ont déjà les poches pleines mais lé comme pistaches : quand i commence, i gaingn pu arrêter.

« A vot’ bon cœur, m’sieur dame… »

Jules Bénard

 

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