Mobilisation du 2 octobre : plus de 650 manifestants à Saint-Denis, un appel à durcir le mouvement

Plusieurs centaines de personnes ont répondu à l'appel à la mobilisation lancé ce jeudi 2 octobre par l'intersyndicale à Saint-Denis. Cette journée de grève et de manifestations est organisée partout en France.
Deux cortèges syndicaux défilent ce jeudi 2 octobre à Saint-Denis et à Saint-Pierre. Sur le chef-lieu, des centaines de manifestants ont quitté le Jardin de l'Etat pour rejoindre la préfecture. L'intersyndicale est mobilisée aujourd'hui pour dénoncer les conditions de travail de nombreux salariés, mais aussi se faire entendre du gouvernement qui prévoit toujours un budget d'austérité.

















Selon les forces de l'ordre, 650 manifestants sont présents ce jeudi matin à Saint-Denis. L'intersyndicale affirme qu'ils sont un millier.
"C'est important de rappeler que nous serons toujours là à chaque fois que le gouvernement ne va pas pencher du côté social. On attend la rupture promise. En attendant, il faut que les salariés fassent entendre leur colère", lance Expédit Lock-Fat, secrétaire général de la CFDT.
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Le syndicaliste explique que les manifestants tirent la sonnette d'alarme : "Lorsqu'il y a une instabilité politique, si on y ajoute une instabilité sociale, il peut y avoir le chaos. Nous sommes là pour alerter les autorités et dire qu'il faut écouter les travailleurs."
"On veut peser sur le budget pour qu'il n'y ait pas autant d'économies sur la santé et sur le service public. Il faut arrêter les coupes budgétaires qui vont impacter l'économie de La Réunion", conclut-il.
À la mi-journée, le défilé est arrivé au Barachois.

Un appel à durcir le mouvement
"La mobilisation n'était pas trop mal, au vu du contexte local. Nous disons que nous avons besoin d'un vrai plan pour 100.000 emplois, une hausse de tous les revenus", explique Jean-Paul Paquiry de Force Ouvrière.
FO appelle l'intersyndicale à se réunir pour discuter de tous les moyens possibles pour "bloquer le gouvernement". Jean-Paul Paquiry assure que les organisations syndicales doivent durcir le mouvement : "On va tout faire pour que l'intersyndicale mène des mobilisations en continu plutôt que des journées d'action."
Le secrétaire général de FO est allé dans le même sens : “On ne va pas faire un calendrier de mobilisation toutes les semaines, il faudra se réunir en assemblées générales et décider d’autres modes d’actions. Sans blocage réel de l'économie, nous n’aurons rien, tout ce qu'on a aujourd'hui, le code du travail, le statut, de la fonction publique, les congés payés, ça a été gagné par la lutte des classes”.
Un appel que ne partageait pas à l’issue de la manifestation le secrétaire général de la CFDT, tout en appelant à poursuivre la mobilisation pour faire pression sur le gouvernement : “On laisse les citoyens qui veulent manifester le faire, mais quand on dit on bloque tout, on ne sait pas toujours qui est le 'on' et c’est aussi parfois se bloquer soi-même, ce n’est pas forcément notre modèle et notre méthode”.
Le porte-parole de la CGTR, à la fin de son discours devant la préfecture, a lui également estimé que “c’est par la mobilisation et par la rue, par des débrayages, qu’on fera bouger les choses (…) Et tant que nous ne verrons rien venir nous continuerons à amplifier la mobilisation”. Et d’appeler à la réunion d’assemblées générales.
Les politiciens viennent soutenir les syndicalistes
Ce jeudi matin à Saint-Denis, plusieurs personnalités politiques étaient présentes, parmi lesquelles Maurice Gironcel, entouré par le PCR.

Céline Sitouze avait aussi fait le déplacement.



