2 700 milliards de dollars

2 718 milliards de dollars ! C’est selon le SIPRI (Stockholm International Peace Research Institute), le montant des dépenses militaires mondiales pour l’année 2024.
Et rien n’indique que le montant de ces dépenses puisse diminuer étant donnée la situation politico-militaire internationale qui n’évoque que conflits et course aux armements et quand les USA, première puissance mondiale, sont dirigés par un Donald Trump au comportement impulsif, imprévisible et aux décisions erratiques.
Humanité "junkie" du pétrole
Il a suffi que les pétroliers soient bloqués par le détroit d’Ormuz, pour que les économies du monde entier entrent en crise ! A l’évidence, l’humanité est incapable de se sevrer du pétrole, incapable d’affronter l’urgence climatique, mais toujours prête à faire la guerre.
Pendant que les humains s’entretuent, et se gavent de pétrole, la température de la planète augmente lentement mais sûrement.
23 mars 2026 Rapport de l’état du climat :
L'OMM (Organisation météorologique mondiale), organisation onusienne, vient de publier, le 23 mars 2026, son rapport de l'état du climat pour l'année 2025. Le constat est alarmant : la quantité de chaleur accumulée par la planète a atteint un niveau record.
A la parution du rapport, le secrétaire général de l’ONU António Guterres a déclaré : « Le climat mondial est en état d’urgence. La Terre est poussée au-delà de ses limites. Tous les indicateurs climatiques clés sont dans le rouge »
Déclaration totalement passée inaperçue, et très rarement relayée par les médias.
Chaleur dans l’océan
Dans son rapport, l’OMM confirme que les années 2015 à 2025 sont les onze années les plus chaudes jamais enregistrées. En 2025 la température a été supérieure d’environ 1,43°C à la moyenne de la période 1850-1900.
L’excédent de chaleur est stocké à 91 % dans l’océan, qui joue le rôle de tampon contre la hausse des températures sur les terres émergées. Mais selon l’OMM « le contenu thermique de l’océan a atteint un niveau record en 2025, et le taux de réchauffement a plus que doublé entre la période 1960-2005 et la période 2005-2025 ».
Le réchauffement océanique et la fonte des glaces entraînent une élévation du niveau moyen des océans qui s’est accélérée depuis le début des mesures par satellites en 1993. Ce niveau était en 2025 supérieur d’environ 11 cm à celui enregistré au début des relevés.
Amoc
L’Amoc est un ensemble de courants marins qui parcourent l’Atlantique et dont fait partie le célèbre Gulf Stream. Ils transportent les eaux chaudes et salées des tropiques vers les hautes latitudes nord. En se refroidissant, ces eaux deviennent plus denses, plongent en profondeur et repartent vers le sud. Ce mécanisme – qui agit comme un tapis roulant – redistribue la chaleur à l’échelle planétaire.
Ces courants marins sont perturbés par les modifications des températures marines et par la modification de la salinité de l’eau à cause de l’apport d’eau douce résultant de la fonte des glaciers. Selon une étude publiée le 15 avril dans Science Advances, l’Amoc pourrait s’affaiblir de 51 % d’ici 2100 dans un scénario "médian" d’émissions de gaz à effet de serre (qui correspond à une hausse des températures mondiales de 2,7°C d’ici la fin du siècle).
Ainsi, selon cette hypothèse, un ralentissement marqué de ces courants marins entraînera des effets en cascade. En Afrique de l’Ouest, la mousson se décalera vers le sud, accentuant l’aridité notamment au Sahel et menaçant la sécurité alimentaire de millions de personnes. Ce qui pourrait provoquer des mouvements migratoires massifs.
22 avril "Journée internationale de la terre nourricière"
En 2009, l’Assemblée générale des Nations Unies a officialisé la Journée internationale de la Terre nourricière, reconnaissant la Terre et ses écosystèmes comme notre maison commune avec pour objectif de sensibiliser aux crises environnementales, encourager une économie durable et mobiliser citoyens et gouvernements autour d’initiatives locales.
En 2026 cette journée de sensibilisation est passée totalement inaperçue !
Jour du dépassement
Le jour du dépassement mondial est la date à laquelle l’humanité a consommé toutes les ressources que la Terre peut régénérer en un an. C’est le moment où la demande humaine dépasse la capacité de la planète à produire durablement des ressources et à absorber nos déchets, notamment le CO₂.
En 2025, le jour du dépassement mondial était le 24 juillet.
En 2026, la France a atteint son jour du dépassement le 24 avril.
Cette information est passée totalement inaperçue !
G7 de l’environnement !
Au même moment, les 23 et 24 avril, se tenait à Paris le G7 (Canada, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni et Etats-Unis) des ministres de l’environnement. A l’issue de ce G7 la ministre française de la Transition écologique, Monique Barbut, a déclaré :
« La France a eu comme priorité de « préserver l’unité du G7 car cette instance doit demeurer un espace de dialogue, indépendamment des alternances politiques. Cela nous a amenés à concentrer les discussions autour de priorités susceptibles de faire l’objet de consensus. Et le climat posé directement, ainsi, je le dis sans détour, n’en fait pas partie. »
Aux oubliettes le climat pour ne pas déplaire aux USA !
Et pendant ce temps …
… les activités humaines et les guerres incessantes provoquent l’augmentation des émissions, et donc des concentrations, de gaz à effet de serre (CO2, méthane et protoxyde d’azote) qui entraînent un réchauffement continu de l’atmosphère et de l’océan ainsi que la fonte des glaces. Ce qui fait dire à la secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo. « Les activités humaines perturbent de plus en plus l’équilibre naturel, et nous devrons vivre avec ces conséquences pendant des centaines, voire des milliers d’années ».


