11 millions pour un tricheur, bigre !

(A la manière de… Nicolas Sarkozy) :
« Je vous ai bien eus, allez ! On en rigole encore, avec tous les clampins qui forment mon équipe, ces mous des balloches qui se croient puissants parce que proches de Dieu. C’est-à-dire de MOI. Pendant 5 ans, je vous ai bourré le mou. Je vous ai fait croire que ces grosses fortunes que je favorisais outrancièrement allaient vous donner du boulot. Elles n’ont fait que s’enrichir un peu plus pendant que vos situations étaient de plus en plus précaires. Il faut dire que si je ne sais pas gérer un pays, séduire les foules, ça je sais. Même si une ou deux pétasses refusent de serrer la main que je leur tends. Qu’elles se cassent, les pauvres connes ! Malgré tout, comme je ne le suis pas autant que j’en ai l’air, je sentais bien que le Hollande, en embuscade, allait m’en mettre plein la gueule pour pas un rond. J’ai alors quémandé 11 plaquettes aux banques, elles ont marché, certaines que le bal allait continuer. Je me suis planté comme un topinambour. Voilà-t-y pas que le Conseil des Minables me tacle en rejetant mes comptes de campagne et rayant joyeusement les 11 briques ! Celui-là, quand je reviendrai aux affaires, il verra ce que je lui réserve. Non mais ! Comme si n’importe quel Incorruptible pouvait me faire la morale. Chez les Grecs que je vais te les expédier, tiens.
« En attendant, je vous ai demandé de casquer pour moi. En clair, j’ai demandé à ceux que j’ai appauvris de rembourser ce que j’aurais pu demander à ceux que j’ai enrichis. Mais je suis honnête, moi, madame. Je ne pouvais pas leur reprendre d’une main ce que je leur avais donné de l’autre. Il était nettement plus moral de continuer à taxer ceux à qui j’avais déjà demandé de faire des efforts à répétition. Dont acte ! Et vous avez marché comme un seul homme, me donnant de quoi rembourser pour les fautes que j’avais commises au nom des riches. Vous êtes décidément bien braves, les bourriques.
« Je vous aime très fort, comme mon chat aimait les dernières souris hantant encore l’Elysée. Servier va être cloué au pilori ; vous ne pourriez pas faire un petit quelque chose pour mon pote de trente ans ? Et tant que j’y suis, j’envisage des vacances dans l’espace, mais les voyages sont si chers de nos jours. Allez ! pour avoir le premier président dans l’espace, un Français, vous avez bien quelques minables économies, non ? Cherchez bien dans votre bas de laine que j’ai troué à loisir. Tout le monde devra faire un effort.
« Je vous remercie, les éponges ! »
Persiste et signe, Nico… pardon,
Jules Bénard


