10 mois de prison avec sursis pour l'ex-élu de Saint-Denis qui tabasse sa femme

La séparation entre Xavier-Jonathan Ritou et sa compagne est compliquée. L'élu de la mairie de Saint-Denis, jugé cet après midi devant le tribunal correctionnel, embarrassé par cette affaire a, depuis, démissionné de ses fonctions. [Nous vous en parlions le 23 février]urlblank:https://www.zinfos974.com/Un-conseiller-municipal-de-Saint-Denis-accuse-de-violences-par-sa-femme_a166506.html .
Ensemble depuis cinq ans, le couple avait commencé à parler de séparation en septembre 2020, installant "un climat délétère" et "des violences réciproques", a indiqué Me Iqbal Akhoun, l'avocat du prévenu.
"Il n'a pas voulu choisir", a résumé la représentante de la société. Car Xavier-Jonathan Ritou entretenait une relation avec une autre.
Le 19 février dernier, Madame voulait que Monsieur vienne passer la soirée chez elle et passe du temps avec leurs enfants. Mais l'ex-élu, délégué au logement et à l'habitat à la mairie de Saint-Denis, était arrivé alcoolisé au domicile vers 4 heures du matin. Deux heures plus tard, interceptant des textos envoyés à sa rivale, la compagne avait vu rouge. Une dispute avait largement dégénéré.
Les enfants assistent à la scène
Xavier-Jonathan Ritou avait saisi la mère de ses deux enfants qu'il avait projetée contre le mur avant de la plaquer au sol de la cuisine devant les marmailles de 5 et 3 ans. "Ils ont assisté à un tabassage dans un appartement ravagé avec une mère en pleurs et en sang", s'est indignée l'avocate de la partie civile.
À la barre, le prévenu a plutôt évoqué "une bousculade" et déclaré "l'avoir empoignée pour qu'elle se calme".
En 2019, une précédente scène de violences s'était soldée par un coup de poing au niveau de l'arcade sourcilière pour la victime.
Pour ces deux faits, Xavier-Jonathan Ritou a été condamné à 10 mois de prison avec sursis probatoire pendant 2 ans, conformément aux réquisitions du parquet. Il a interdiction d'entrer en contact avec la victime qu'il devra indemniser à hauteur de 2000 euros.
La suite doit se dérouler devant le juge aux affaires familiales la semaine prochaine.


