Voulzy et Sicard, main dans la main pour les enfants malgaches

Enfants, bénévoles, membres de l’association Aïna Enfance et Avenir se sont réunis pour fêter l’aboutissement d’un projet de deux ans, d’une belle aventure humaine. Cela se passe à Malaza, à quelques kilomètres d’Antananarivo à Madagascar. Au cœur d’un village, une grande maison a pris forme, a grandi un peu plus chaque mois sur un terrain de 3000 m2.
Aujourd’hui, "c’est le sourire des enfants qui me marque le plus" résume l’un des parrains de cette action, le chanteur réunionnais Davy Sicard. Un sourire qui en dit long sur l’importance que ces murs représentent pour eux. L’association Aïna aide, depuis plusieurs années les enfants des rues de Madagascar. Aujourd’hui, ils offrent un toit à une cinquantaine d’entre eux.
"Nous venons en aide aux enfants des rues depuis quatre ans. Cette structure, le premier centre Aïna, va avoir, dès son ouverture, 18 enfants résidents mais très vite les 50 places de logement seront occupées", assure Isabelle Boursier l’une des présidentes de l’association réunionnaise.
A l’occasion de l’inauguration, place à la musique, à la fête. "Les enfants ont interprété des chansons de leurs deux parrains", explique émue, la jeune femme.
Car si l’inauguration s’est déroulée en toute simplicité, les parrains de l’association apportent la touche médiatique incontournable: l’artiste local, Davy Sicard, mais aussi le chanteur Laurent Voulzy.
Chacun a rencontré les présidentes de l’association Aïna à La Réunion, à des moments différents. Tous deux ont eu la même impression: "Nous avons gardé contact suite à une rencontre à La Réunion, les filles m’ont parlé de leur projet avec une telle conviction... On s’est revus en métropole et j’ai accepté de parrainer l’association", explique Laurent Voulzy, tandis que Davy Sicard affirme: " j’ai trouvé une telle motivation, et aussi une réflexion autour de la condition de ces enfants qui m’a séduite".
Chacun se sent impliqué dans son rôle de parrain et même s’ils se connaissent depuis peu, la rencontre s’est avérée agréable pour l’un et l’autre. "Je ne connaissais pas Davy Sicard avant que l’on me dise que j’allais parrainer l’association avec lui. J’ai alors écouté quelques uns de ses morceaux. Il fait des choses très bien et humainement il est très attachant. Je suis ravi de l’avoir rencontré", affirme le chanteur guadeloupéen.
Laurent Voulzy est reparti dimanche soir de Madagascar, des images plein la tête et frappé de voir "cet aspect commun entre les îles et notamment la sienne, la Guadeloupe. La misère existe partout mais elle est réellement plus visible ici. Celle des enfants est impossible à tolérer" observe Laurent Voulzy.
Désormais, reste à honorer au mieux leur titre, "on va réfléchir plus posément à la façon de mettre à profit mon image et mon rôle de parrain", a conclu Davy Sicard.


