Violences conjugales : "Tu vas mourir dans mes mains, je vais te tuer"

Gérard reconnait que quand il boit, il est violent. Une violence dont Mélanie fait de plus en plus les frais, devenant "un souffre-douleur". Dans la nuit du 7 décembre dernier, alors qu’elle se trouve chez une amie, Gérard débarque ivre. Dès qu’il arrive, il l’insulte et la gifle puis s’endort.
Le lendemain, Mélanie, de retour chez Gérard où elle réside également, subit une nouvelle fois les foudres de son compagnon. Toujours ivre, Gérard s’en prend à un ami pour finalement se tourner vers Mélanie. Coups de poings, coups de pieds, le quadragénaire la traine au sol par les cheveux jusqu’à un tiroir de la cuisine et s’empare d’un couteau à pain. "Tu vas mourir dans mes mains, je vais te tuer", menace-t-il finalement, arrêté par son ami qui s’interpose.
Quand ils se sont rencontrés, Gérard et Mélanie étaient tous les deux en errance. Sur les 5 mentions du casier judiciaire du prévenu, certaines figurent pour des faits de violences avec arme. Les scènes de violences pour lesquelles il est jugé ce lundi en comparution immédiate font ainsi "froid dans le dos, quand on sait qu’il est surnommé 'le hacheur', en référence à son passé", pointe le parquet qui demande 18 mois dont 1 an avec sursis probatoire, "l’éviction du domicile conjugal quand bien même Monsieur est sur le bail", ainsi que le placement en détention à l’issue de l’audience.
Sa dernière condamnation datant de 2012 pour des faits graves sans pour autant être audiencés aux assises, l’avocat s’est opposé au maintien en détention.
Il a été entendu. Gérard a été condamné à 18 mois dont 12 de sursis probatoire durant 2 ans. Le tribunal lui a accordé un aménagement sous bracelet électronique des 6 mois ferme. L’interdiction de contact et paraître au domicile de la victime mais aussi l’obligation de soins, de travailler et de réparer les dommages causés ont été prononcés. L’éviction du domicile n’a également pas été retenue.
* prénoms d'emprunt


