"Violation de domicile" : Bello et Bareigts relaxées

Les deux députées comparaissaient devant le tribunal correctionnel ce vendredi 14 septembre. Ericka Bareigts et Huguette Bello ont été relaxées. [Les faits qui leurs sont reprochés datent du 3 mars 2018]urlblank:https://www.zinfos974.com/Bello-et-Bareigts-Nous-sommes-traduites-devant-le-tribunal-comme-de-vulgaires-delinquantes_a125495.html .
Ericka Bareigts et Huguette Bello avaient investi, sans aucune autorisation, des étages interdits au public du bâtiment "ex-médiathèque Cimendef" de Saint-Paul pour "défendre l’accès à la culture pour le peuple réunionnais".
Le propriétaire des lieux, la Région Réunion, avait alors déposé plainte pour violences. Mais le parquet n'avait retenu que les faits de "violation de domicile".
" Il y a beaucoup de confusion dans ce dossier", a expliqué Ericka Bareigts. "Mais personne ne souhaite échapper à ces actes. Nous assumons. C'est une épreuve pour nous mais aussi une question d'application du Droit. La Région doit aussi respecter ce droit. Nous sommes aujourd'hui sans nos écharpes en tant que citoyennes et nous faisons face à vous".
"Ils étaient en train de défaire un lieu d'apprentissage. Je ne comprends pas pourquoi je suis devant ce tribunal aujourd'hui", a lancé à son tour Huguette Bello. La députée qui relève ce vendredi l'absence de la Région.
Le procureur ne prononce finalement pas de réquisitions, "le tribubal correctionnel n'est pas un lieu de débat politique". Les deux élues ont été relaxées des faits reprochés.
"C’est la première fois que j’entends un président indiquer que les motifs par lesquels il rend sa décision sont des motifs purement politique correspondant à ses propres opinions personnelles", s’est étonné Philippe Creissen, conseil de la Région. La collectivité a 10 jours pour faire appel.
Soe Hitchon sur place


