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Vidéo - Huguette Bello réagit à l’autonomie proposée à la Corse

La sempiternelle question du statut de la Corse revient sur le tapis après les déclarations du ministre de l’Intérieur. Gérald Darmanin s’est montré ouvert à la discussion sur l’évolution statutaire de l’île de Beauté. Depuis Paris où elle a signé ce matin le protocole Matignon III, Huguette Bello nous donne sa lecture sur le cas réunionnais.
Ecrit par Pierrot Dupuy – le mercredi 16 mars 2022 à 17H20

Le département de Corse est secoué depuis une semaine par de vives tensions entre nationalistes et forces de l’ordre. C’est dans ce contexte qu’a atterri ce mercredi le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Un déplacement que le ministre a placé sous le signe du statut institutionnel de l’île de Beauté en remettant sur le tapis la question de l’autonomie. C’est dans le journal Corse matin que Gérald Darmanin s’est exprimé 24H avant ce déplacement ministériel délicat. 

A La Réunion, le mot autonomie résonne comme un épouvantail qui a longtemps clivé les tenants d’une Réunion prête à assumer son destin seule et ceux qui n’ont eu de cesse de vouloir conforter son statut de département français.

En marge de la signature du protocole d’accord Matignon III qui concrétise l’appui financier de la Région pour finir la NRL en viaduc, Huguette Bello a donné son avis sur la question de l’autonomie dont l’idée émerge de nouveau pour la Corse. L’idée pourrait-elle faire son chemin vers notre territoire réunionnais ? Voilà cinq mois qu’un autre ministre, celui des Outre-mer, avait évoqué cette même possibilité pour la Guadeloupe qui était alors traversée par une crise sociale majeure. 

"L’alinéa 5, il faudra vraiment un de ces jours le supprimer"

"Je crois que la grande majorité des élus réunionnais se rejoignent sur la suppression de l’alinéa du sénateur Virapoullé. Mais chaque collectivité, que ça soit la Corse ou les autres Outre-mer, a sa sensibilité, sa diversité. Nous la respectons. Nous regardons avec attention ce qu’il se passe en Corse et l’alinéa 5, il faudra vraiment un de ces jours le supprimer", affirme Huguette Bello. 

Le fameux amendement Virapoullé n’offre en effet pas la possibilité à notre territoire d’envisager une évolution institutionnelle pour le moment. Cet amendement, qui a été proposé par le sénateur Jean-Paul Virapoullé répondait à un contexte anxiogène encore en 2003 alors que les départements des Antilles et de Guyane françaises prenaient le virage vers plus de compétences offertes à leurs exécutifs respectifs. Ce verrou constitutionnel garanti par l'amendement Virapoullé ne peut ainsi permettre à La Réunion de tenter l'expérience d’assemblée unique telle que l’ont souhaité la Guyane et la Martinique en 2011.

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